Une opération judiciaire conduite le 10 juin 2026 sous l’autorité d’un juge d’instruction de Toulouse a permis l’interpellation, en Espagne, par la Guardia Civil, d’un individu soupçonné d’avoir pris part au meurtre d’un mineur de 17 ans, abattu le 5 juin 2026 à proximité du centre pénitentiaire de Toulouse-Seysses.
Un homicide sur fond de « guerre des drones », autour de la prison de Seysses ? Un suspect dans le meurtre d’un adolescent de 17 ans, tué en début de mois à Seysses (Haute-Garonne) se trouve, selon le parquet de Toulouse, entre les mains de la Guardia Civil espagnole. Il a été interpellé de l’autre côté des Pyrénées après une opération franco-espagnole.
Blessure mortelle au thorax
Le 5 juin dernier, vers 5 h 30, les forces de l’ordre étaient avisées de la découverte du corps sans vie d’un mineur âgé de 17 ans sur un terrain situé dans la zone d’activités de Seysses. La victime présentait une blessure par arme à feu au niveau du thorax. Un drone ainsi qu’une arme de poing de type airsoft étaient découverts à proximité du corps.
Une information judiciaire était ouverte le même jour par le parquet de Toulouse des chefs de « meurtre en bande organisée » et « association de malfaiteurs en vue de commettre un crime ». Les investigations menées dans ce cadre permettaient rapidement d’identifier un individu susceptible d’être impliqué dans ce meurtre.
Bientôt remis aux autorités françaises
Celui-ci ayant quitté le territoire national pour se rendre en Espagne immédiatement après les faits, un mandat d’arrêt européen était émis à son encontre dès le 6 juin.« Les différents canaux d’entraide pénale internationale ont parfaitement fonctionné et, grâce à l’intervention du service de sécurité intérieure de l’ambassade de France en Espagne, le groupe ‘fugitifs’ de l’Udyco (police nationale espagnole) a effectué des recherches qui ont finalement permis à l’unité locale de la Guardia Civil de procéder à l’interpellation du suspect, à Benicassim (communauté autonome de Valence) dès le 10 juin », relate le parquet de Toulouse dans un communiqué.
Sa remise aux autorités judiciaires françaises est attendue dans les prochains jours après épuisement des voies de recours en Espagne. Les enquêteurs ont quelques questions à lui poser.







