Moins de cinq mois après un premier épisode similaire, le collège Didier-Lamoulie de Miramont-de-Guyenne, dans le Lot-et-Garonne, a de nouveau été visé par une alerte à la bombe. L’établissement a dû être entièrement évacué ce jeudi 11 juin dans l’après-midi. Près de 360 élèves ainsi que le personnel ont été mis en sécurité pendant l’intervention des gendarmes.
Les alertes à la bombe visant des établissements scolaires continuent de se multiplier. À Miramont-de-Guyenne, dans le Lot-et-Garonne, les élèves du collège Didier-Lamoulie ont vécu ce jeudi 11 juin un scénario qu’ils espéraient ne jamais revoir. Le souvenir de l’évacuation de janvier dernier était encore dans toutes les mémoires. À l’époque déjà, un message menaçant avait conduit à la mise en sécurité de plusieurs centaines de collégiens. Ce jeudi, une nouvelle alerte a entraîné la mobilisation des forces de l’ordre et l’interruption des cours aux alentours de 16 heures.
Près de 360 élèves évacués
Dès la réception de l’alerte, les gendarmes de la compagnie de Marmande sont intervenus sur place. Ils ont été épaulés par les militaires du Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG) de Tonneins, spécialisés dans ce type d’opérations. Par mesure de précaution, l’ensemble des élèves et du personnel a été évacué de l’établissement.
Selon plusieurs médias locaux, environ 360 collégiens ont dû quitter les lieux dans le calme pendant que les forces de l’ordre procédaient à une inspection complète des bâtiments. Après plusieurs vérifications, aucune menace n’a finalement été détectée. Les élèves ont pu regagner le collège une fois la levée de doute effectuée.
Une deuxième alerte à la bombe en cinq mois
L’établissement n’en est malheureusement pas à son premier épisode. Le 19 janvier dernier, le collège Didier-Lamoulie avait déjà été évacué après la diffusion d’un message annonçant la présence de bombes dans l’enceinte de l’établissement et une explosion programmée dans l’après-midi.
Près de 400 élèves avaient alors été conduits vers le stade Jean-Carretier de la commune pendant que les gendarmes inspectaient chaque salle du collège. À l’issue des recherches, aucune bombe n’avait été découverte. À l’époque, la piste d’un piratage informatique avait été évoquée. Le message avait été diffusé via un compte Pronote appartenant à un collégien, laissant supposer une intrusion frauduleuse sur son espace personnel.
D’autres établissements visés
Selon les premiers éléments disponibles, l’alerte reçue ce jeudi ne concernerait pas uniquement le collège lot-et-garonnais. Des établissements situés dans l’Oise et les Pyrénées-Atlantiques auraient reçu un message similaire au même moment. Les circonstances exactes de cette nouvelle menace n’ont pas encore été précisées et aucune revendication n’a été communiquée.
Pour les enquêteurs, il s’agit désormais de déterminer l’origine du message et d’identifier son auteur. Une enquête a été ouverte sous l’autorité du parquet.
Des sanctions pénales lourdes
Si certains considèrent encore ce type de messages comme de simples canulars, la loi prévoit pourtant des sanctions particulièrement sévères. L’article 322-14 du Code pénal punit de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende le fait de communiquer ou de diffuser une fausse information laissant croire qu’une destruction ou un acte dangereux pour les personnes va être commis.
Les mêmes peines s’appliquent lorsqu’une fausse alerte entraîne inutilement l’intervention des secours ou des forces de l’ordre. Au-delà du coût financier des opérations de sécurité, ces alertes provoquent également une forte inquiétude chez les élèves, les familles et les personnels éducatifs.
Un phénomène qui se multiplie
Depuis plusieurs mois, les établissements scolaires français sont régulièrement confrontés à ce type de menaces. Les alertes à la bombe diffusées par messagerie, courriel ou via des espaces numériques de travail se sont multipliées à travers le pays, mobilisant à chaque fois d’importants moyens policiers et perturbant fortement la vie scolaire.
À Miramont-de-Guyenne, cette deuxième évacuation en moins de cinq mois risque de raviver les inquiétudes au sein de la communauté éducative. Pour l’heure, les cours ont pu reprendre normalement et aucun danger n’a été constaté. Reste désormais aux enquêteurs à retrouver l’auteur de cette nouvelle alerte qui a une nouvelle fois semé l’inquiétude dans le collège lot-et-garonnais.














