Une alerte à la bombe a déclenché l’évacuation massive du collège Antonin-Perbosc à Auterive (Haute-Garonne) mercredi 10 juin. D’importants moyens de gendarmerie et de secours ont été mobilisés pour une fouille complète qui s’est révélée négative. L’établissement a pu rouvrir normalement ce jeudi, alors qu’une enquête est en cours pour identifier les auteurs de cet appel. D’autres établissements auraient reçu des coups de fil similaires.
L’alerte a été donnée en fin de matinée, mercredi 10 juin, au collège Antonin-Perbosc d’Auterive. À l’origine de cette grande frayeur, un appel téléphonique malveillant menaçant explicitement de faire sauter l’établissement. Face au danger potentiel, la direction de l’établissement situé avenue d’Hermannsburg a immédiatement ordonné une évacuation générale.
Selon le Service départemental d’incendie et de secours de la Haute-Garonne (Sdis 31), pas moins de 750 personnes ont été évacuées. À l’arrivée des sapeurs-pompiers aux alentours de 11 h 45, les 700 élèves et les 50 membres du personnel avaient déjà quitté les locaux.
Un important dispositif de recherche et des perturbations en série
Par mesure de sécurité, les réseaux de gaz et d’électricité ont été immédiatement coupés afin de permettre le déroulement des recherches. Les forces de l’ordre ont déployé des moyens considérables : les militaires de plusieurs brigades de gendarmerie locales ont été dépêchés sur place, épaulés par des gendarmes spécialisés en explosifs, des démineurs et une équipe cynotechnique. Après une inspection minutieuse et intégrale des bâtiments, aucun objet suspect n’a été découvert, permettant de lever le doute.
Compte tenu de la durée des investigations, le conseil départemental a mis à disposition des bus pour raccompagner les élèves et les personnels à leur domicile dès le début de l’après-midi. Au total, l’intervention aura notamment mobilisé onze soldats du feu issus de quatre centres de secours différents, en plus des nombreuses forces de gendarmerie.
La coïncidence temporelle interroge les autorités : à la même heure, plusieurs autres établissements scolaires de la région ont reçu des coups de téléphone malveillants du même type, laissant suspecter une action coordonnée.
Pas d’impact sur le Brevet et retour à la normale
Alors que les collégiens planchent actuellement sur le Brevet, cette évacuation aurait pu fortement impacter les épreuves. Aucune épreuve n’était cependant programmée ce mercredi au sein de l’établissement.
Après cette journée de chaos, le fonctionnement normal du collège a pu reprendre dès ce jeudi matin, et les élèves ont retrouvé le chemin des classes dans la sérénité. L’affaire n’en reste pas là pour autant : une enquête est actuellement en cours pour identifier et interpeller les auteurs de ces fausses alertes.












