Avec Sonia Dubois, Ariane Massenet, Elsa Wolinski, Alexandra Crucq, Nathalie Giraud Desforges et Caroline Crucq, l’animatrice journaliste Maïtena Biraben sera sur scène, à Muret, le 14 octobre 2026, au contact des femmes qui les suivent sur le média « Mesdames ». Dans « Mesdames en vraies ! », elles livrent leurs expériences et leurs combats… C’est le moment de réserver vos places.
Pourquoi avoir créé le podcast vidéo “Mesdames” et, maintenant, le spectacle “Mesdames en vraies !“ ?
Pour avoir le droit d’exister sur la place publique parce qu’il n’y a aucune politique de santé publique qui s’intéresse aux femmes de plus de 45 ans, spécialement pour elles. Il n’y a pas de représentativité. Les femmes sont la promesse de la beauté et de la reproduction, et une fois que l’on considère qu’elles sont sorties de ces deux moments-là, elles ont vieilli. Et c’est interdit pour une femme de vieillir, il faut rester jeune, rester belle, rester mince. On n’a pas le droit de vieillir en fait alors qu’on est bien comme n’importe quel autre être humain, a priori condamné à vieillir. Comment on se démerde avec ça ? Alors qu’un homme sur lequel les années ont passé, est augmenté, il a de l’expérience, il a des réussites et des échecs, il a un carnet d’adresse, il s’est rempli, il s’est construit mais pour une femme, c’est la fin de tout ce qu’elle a été. C’est quand même très choquant non ?
Ce spectacle est donc la suite logique…
C’est complètement le spectacle du média et les femmes du média “Mesdames ”qui montent sur scène. Donc, c’est vraiment le média sur scène mais avec l’envie de la proximité, l’envie de se voir, l’envie de se toucher, l’envie de se reconnaître. En fait, ça vient de quand on se balade dans la rue, on croise des femmes qui viennent nous remercier. Il y a un immense plaisir à se reconnaître et à être les unes avec les autres. Et ça, il faut que ce soit partagé, il faut que les femmes le vivent. En fait, on consomme le média chacun chez soi, avec son téléphone ou son écran, or, il est voué à créer une communauté réelle, un vrai collectif. Et donc il faut que les femmes se reconnaissent entre elles. Je rêve du moment où on sera sur scène à la rentrée et elles dans la salle, et qu’on se regardera toutes et qu’on se reconnaîtra.
Vous devriez être nombreuses, le média rassemble plus de 1,3 million d’abonnés…
Attendez, remplir des théâtres ce n’est pas évident ! Je comprends, le média est gratuit, tout est gratuit depuis le début donc prendre une place à 35 ou 45 balles ce n’est pas rien. Mais j’espère bien qu’on va réussir et je ne peux pas croire que les femmes ne soient pas au rendez-vous donc je profite de “La Dépêche du Midi” pour dire “Prenez votre place et retrouvez-nous le 14 octobre à la salle Horizon Pyrénées de Muret !” Pour nous, c’est un défi supplémentaire qu’on se lance, qui nous coûte de l’argent parce qu’on ne gagne pas de l’argent en faisant une tournée. C’est un enjeu, c’est du temps, c’est du travail, beaucoup de travail mais on a envie d’aller rencontrer les femmes, donc j’espère qu’elles seront au rendez-vous.
Qu’est-ce qui vous rassemble avec Ariane Massenet, Sonia Dubois, Elsa Wolinski, Nathalie Giraud Desforges, Caroline Coldefy et Alexandra Crucq ?
On est toutes là pour le partage, c’est très important pour nous. Pour le rire, pour rire de nous-mêmes et avec nous-mêmes, pour partager un moment, une fragilité, une dynamique, une force, des doutes, pour se regarder droit dans les yeux et se voir. Et en plus on est une génération très singulière. Moi, quand j’étais au lycée, je faisais le journal du lycée à la ronéotype et aujourd’hui, je travaille avec l’IA Claude toute la journée. Je viens d’un monde qui n’existe plus. Et dans ces âges-là, on est cette génération de transition incroyable. Donc il y a une espèce de nostalgie, d’ironie sur soi-même parce qu’on sait d’où on vient. Et on voulait partager tout ça aussi ensemble.
Et c’est un homme, Martin Dust, qui met en scène votre spectacle…
Martin est une créature divine et lunaire d’une poésie, d’une culture énorme qui est complètement dans la contre-culture. C’est le MC du Cabaret de poussière qui est vraiment dans la ligne des cabarets purs et durs donc très politique, très anarchiste. C’est un libertaire et il fallait au moins ça pour mettre en scène des femmes qui vieillissent parce qu’on est à plus d’un titre des hérésies, on est licencieuses, on déborde, on l’ouvre alors qu’on devrait disparaître. Enfin, on nous demande de disparaître, donc on occupe la place. On est disruptives. Donc il nous aide à mettre tout ça en scène.
Récemment vous avez fait part du fait que vous êtes autiste, HPI, TDAH, pour dédramatiser ?
J’ai découvert les diagnostics extrêmement tardifs chez les femmes et pour la journée mondiale de l’autisme, Alexandra Crucq m’a proposé d’en parler. Donc j’ai dit ce que je suis et au vu des milliers de messages reçus j’ai l’impression que ça a été bien perçu.









