Ce dimanche 13 septembre, une opération de déminage a mobilisé 45 personnes près de l’aéroport de Francazal, à Portet-sur-Garonne, pour neutraliser une bombe de 50 kg datant de la Seconde Guerre mondiale. Une zone de 300 mètres a été sécurisée, entraînant l’évacuation de deux habitations. L’intervention s’est déroulée sans incident. On vous raconte comment ça s’est passé.
« On ne peut pas dire qu’il n’y a pas de danger, pas de stress, mais c’est une mission totalement maîtrisée », assure un démineur. Ce dimanche matin, 45 personnes – démineurs, gendarmes, policiers, etc. – étaient affairées non loin de l’aéroport de Francazal, route de Seysses, à Portet-sur-Garonne. Sur un terrain, plusieurs monticules de terre entouraient une légère trace d’herbes cramées.

En cause : une opération de déminage d’ampleur, qui a eu lieu entre 8 heures et 11 heures. Le 1er septembre dernier, lors d’une intervention de dépollution, une bombe datant de la Seconde Guerre mondiale a été retrouvée sur ce même site. L’objet de 50 kg devait être détruit.
À proximité de l’engin, une tranchée a donc été creusée, dans laquelle il a été enseveli, à trois mètres sous terre, avec un explosif. Le tout a été recouvert de terre. Puis, pour lancer l’explosion à distance, un fil a été déroulé.
Les précautions de sécurité
« Tout s’est très bien passé, affirme David Foltz, directeur de cabinet du préfet de l’Occitanie et de la Haute-Garonne. La charge est totalement détruite. Il n’y a pas eu ni jets de pierre, ni secousse qui auraient pu abîmer les canalisations ou les bâtiments à proximité. » Une simple détonation s’est faite entendre, mais pas au-delà du périmètre de sécurité.
Puisque pour mener à bien cette opération, une zone de 300 mètres autour de la bombe a été bouclée. La circulation a été coupée sur un tronçon. Deux habitations, à l’intérieur du périmètre, ont dû être évacuées. La date, un dimanche, n’a pas été choisie au hasard : pour éviter l’impact sur l’activité économique des entreprises et industries autour.
Une intervention rare ?
Cette opération étonne, mais est-elle vraiment rare ? « Contrairement à d’autres régions de France, comme la Normandie ou la Lorraine, d’anciennes zones de front, on a moins l’habitude de retrouver des munitions ou des bombes datant des guerres mondiales autour de Toulouse », assure le sous-préfet. Mais la localisation, proche de l’aéroport, ne laisse aucun doute. « Des cibles ont été visées par les alliés par ici, qui cherchaient à détruire les bases aéroportuaires », poursuit David Foltz.
Les démineurs présents, issus du centre interdépartemental à Toulouse, interviennent entre 15 000 et 17 000 fois par an, partout en France. « À Toulouse, les équipes sortent tous les jours pour des ramassages de munitions : obus, grenades, dynamite… », précise Nicolas, responsable du centre. À la suite de l’intervention, le terrain a été remis en place, la tranchée rebouchée.















