Depuis le mois de juillet, plusieurs occupants d’une résidence privée située dans l’est de Toulouse, signalent la présence de cafards. Le syndic affirme avoir demandé plusieurs devis, mais explique qu’un traitement efficace nécessite l’accès aux logements.
Au troisième étage d’un immeuble des années 1970, au 174 avenue de la Gloire à Toulouse, Ophélie Michaud ne sait plus comment enrayer l’invasion. Depuis le mois de juillet, cette locataire dit trouver régulièrement des cafards dans son appartement.
« J’en ai absolument partout : sur mon linge en train de sécher, dans les placards… J’en ai même vu un sortir du broyeur à café de ma cafetière », témoigne-t-elle. Elle affirme également en avoir aperçu dans les canalisations, notamment au niveau de l’évacuation de son évier de cuisine, ainsi que dans les prises électriques.
Plus d’une vingtaine de pièges installés
Pour tenter de contenir leur prolifération, la Toulousaine a acheté elle-même des pièges à glu. « J’ai posé plus d’une vingtaine de pièges dans mon appartement. Mais j’ai l’impression que ce n’est absolument pas efficace. J’en vois partout, des grands et des petits. »
Après une période d’accalmie apparente, la situation se serait de nouveau aggravée : « Jusqu’à la semaine dernière, je pensais en voir moins. Puis les pièges se sont remplis d’un seul coup. C’est vraiment dégoûtant d’avoir à se battre pour vivre. »
La locataire, qui précise être en situation de handicap, refuse que cette infestation soit associée à un manque d’hygiène. « Cela ne veut pas dire que nous sommes sales », insiste-t-elle.
Au moins trois locaux concernés
D’après ses échanges avec les autres occupants, au moins trois appartements ou locaux de cette résidence privée d’une vingtaine de logements seraient concernés. Un cabinet d’orthophonie installé au rez-de-chaussée aurait notamment utilisé un fumigène anti-insectes. Une personne vivant dans un bâtiment mitoyen aurait également aperçu un cafard.
« Au départ, on m’a répondu que j’étais la seule et qu’il n’y aurait pas d’intervention », affirme Ophélie Michaud. Elle a alors demandé aux autres occupants concernés de transmettre à leur tour un signalement. Les anciennes colonnes de vide-ordures de l’immeuble sont, selon elle, condamnées depuis plusieurs années.
Plusieurs devis demandés par le syndic
Dans un courriel adressé le 5 août à la locataire et à son agence de gestion, le syndic Century 21 Comté Tolosan indique avoir sollicité plusieurs entreprises. « Plusieurs devis ont été demandés et sont en cours d’établissement », écrit une assistante de copropriétés, tout en précisant que l’intervention ne pourra pas être réalisée immédiatement.
Le syndic explique qu’un affichage doit être installé dans les parties communes au moins une semaine auparavant, afin que les résidents prennent rendez-vous. Or, début août, beaucoup d’entre eux étaient en vacances et ne pouvaient pas donner accès à leur appartement.
« Un traitement réalisé uniquement dans les parties communes sera inefficace si le foyer de propagation est situé dans un logement », souligne le syndic. L’entreprise devra donc pouvoir entrer dans les appartements, tandis que leurs occupants devront quitter les lieux pendant plusieurs heures au moment du traitement.
Ophélie Michaud attend désormais de connaître la date de cette intervention générale. Elle serait prévue le 15 septembre. Elle redoute qu’entre-temps, malgré les pièges installés à ses frais, les cafards continuent à se multiplier et à circuler d’un logement à l’autre.










