Très apprécié des visiteurs et régulièrement cité parmi les lieux les plus instagrammables de Toulouse, le Jardin japonais Pierre-Baudis connaît une période plus compliquée cet été. Depuis la fin du mois de juin, les escaliers et la rampe d’accès au pavillon de thé sont condamnés par des rubans de balisage, empêchant le public de profiter pleinement de ce point de vue emblématique. En cause : l’état jugé insuffisant des terrasses en bois, fragilisées par le temps et la fréquentation. La mairie indique qu’une rénovation sera nécessaire, mais aucune date de travaux ni de réouverture n’a encore été annoncée.
Le Jardin japonais Pierre-Baudis se classe dans le top 10 des spots les plus instagrammables de Toulouse, avec son pont rouge en arc, ses collines, ses carpes koï et son pavillon de thé. Niché au cœur du parc municipal de Compans-Caffarelli, il est fréquenté par plusieurs centaines de milliers de personnes chaque année. Mais les touristes en quête de la photo carte postale ne cachent pas leur déception, en cette saison estivale 2026. Depuis la fin du mois de juin, l’accès au pavillon est impossible. Ses escaliers et sa rampe PMR (pour les personnes à mobilité réduite) sont en effet clôturés par des rubans de balisage rouges et blancs – évoquant une scène de crime – et empêchent de rejoindre la belle terrasse couverte, d’où on profite généralement d’un panorama admirable sur l’ensemble du site.

« C’est frustrant de ne pas pouvoir entrer »
« C’est frustrant de ne pas pouvoir entrer dans le bâtiment, l’immersion dans le paysage n’est pas complète », constate un couple de La Rochelle, en vacances dans la Ville rose. « C’est moche ! », déplore une retraitée, qui tente de prendre une photo au travers des rubans. Qu’ils se rassurent, aucun crime n’a été commis sur place. C’est plutôt l’état des terrasses en bois qui serait à l’origine de la décision des services municipaux de les fermer au public, et ce pour une durée indéterminée. À vue d’œil, certaines lattes apparaissent en effet fatiguées et poseraient des problèmes de sécurité.

« Nous allons devoir les remettre en état. L’accès PMR et la terrasse du pavillon ne présentent pas aujourd’hui les garanties nécessaires à l’accueil du public », précise-t-on du côté de la mairie de Toulouse, responsable de l’entretien de ce jardin, labellisé « Jardin remarquable de France ». L’usure du temps, et les innombrables passages des visiteurs, ont fragilisé le sol de ce pavillon au toit de chaume, qui rappelle l’architecture traditionnelle japonaise. Ce joyau architectural en bois non traité sert principalement d’élément de décor contemplatif. Il a été édifié au début des années 1980 et sa conception s’inspire directement de la célèbre Villa impériale de Katsura à Kyoto.

Aucune information n’a été communiquée concernant les travaux de rénovation à venir et leur calendrier.











