Un homme a été hospitalisé samedi soir à Toulouse après avoir été blessé par un tir d’arme à feu, dans le quartier de Bellefontaine. Sa vie n’est pas en danger et les enquêteurs manquent de témoins pour comprendre le déroulement de cette agression. Explications.
Un coup de feu a fait trembler les murs de la cité de Bellefontaine, samedi soir vers 22 h 30 au sud-ouest de Toulouse. Un jeune homme a été blessé à une jambe et il a très vite pris la direction des urgences, l’hôpital Purpan, transporté par des amis dans leur voiture personnelle.
Sur place, cheminement le Tintoret, les premiers policiers ont retrouvé une large trace de sang devant un hall d’entrée. Une douille a également été découverte. Celle de la balle qui a blessé la victime ? Probablement, même si les enquêteurs de la division de la criminalité organisée et spécialisée, saisis du dossier par le parquet, demeurent prudents.
Aucun témoin identifié
« Nous n’avons pas d’élément précis sur le déroulement de l’agression. Aucun témoin et la victime n’a toujours pas, ce dimanche matin, été entendue », confie la commissaire de permanence. Sur place samedi soir, « il y avait du monde au balcon mais personne pour nous parler », sourit un policier, habitué au silence des cités. Une femme, victime d’un malaise, a également été prise en charge par les pompiers mais elle n’a pas été évacuée vers l’hôpital.
Si les médecins ont confirmé que la victime allait pouvoir, une fois les soins post-opératoires et les examens terminés, rentrer chez elle, les enquêteurs ignorent s’il va raconter quelque chose sur l’agression dont il a été l’objet. Et même s’il va déposer plainte. « C’est un jeune homme de 24 ans qui est très connu de nos services », confirme juste la commissaire de permanence.
Rafale de kalachnikov vendredi soir
Il a en effet déjà été enregistré à de multiples reprises dans les fichiers des activités interdites. « Mais uniquement pour des histoires liées aux stupéfiants », confirme une source proche du dossier. Du stups comme consommateur, guetteur, dealer… Un curriculum vitae complet qui laisse penser que le coup de feu qui a retenti samedi soir pourrait être lié au trafic.
La veille, vendredi soir de l’autre côté du périphérique rue Pau-Lambert, un groupe de jeunes hommes a été visé par un tir d’arme automatique. Plus de trente douilles de 7,62 retrouvées au sol mais pas de blessé identifié. Un coup de force qui, là aussi, peut être rattaché aux activités illicites autour des stupéfiants. À ce stade, le lien entre les deux affaires « est loin d’être établi », souffle un enquêteur.















