À un mois des municipales, Marine Tondelier marque son soutien à la coalition de gauche menée par François Briançon à Toulouse. Malgré des divergences sur la LGV, la leader écologiste mise sur l’unité pour faire basculer la ville le 15 mars prochain.
Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, fait escale à Toulouse ce mercredi 18 février. À un mois du premier tour des élections municipales, elle apporte son soutien à la liste “VIvre mieux à Toulouse”, coalition portée par le socialiste François Briançon.
Elle est l’une des têtes d’affiche d’une réunion publique organisée depuis 19 heures à la salle Lafourguette. C’est la première personnalité d’envergure nationale à faire le déplacement dans la Ville rose.
Marine Tondelier optimiste : Toulouse est une ville « gagnable »
Marine Tondelier enchaîne les déplacements depuis plus d’un an en préparation des municipales. Pour elle, Toulouse est une ville « gagnable ». Elle s’appuie sur les scores de 2020 et les récents sondages pour afficher son optimisme.
« Rien n’est gagné d’avance, mais nous voyons que c’est possible », a déclaré Marine Tondelier, durant une conférence de presse. « Il y a beaucoup de villes qui vont basculer (de bord politique, ndlr). Et je peux vous dire que dans toutes les villes qui basculeront, les écologistes auront toujours été au rendez-vous de l’union. »
La leader écologiste mentionne des exemples d’alliances autour de candidats communistes ou écologistes dans d’autres villes. Pour elle, l’essentiel est de présenter une équipe « solide » pour la campagne et pour le mandat.
Un rassemblement politique jugé exceptionnel
« L’alliance que nous avons construite ici est de loin l’alliance la plus large au niveau des grandes villes françaises. C’est assez exceptionnel en France », estime François Briançon. Elle rassemble 11 formations politiques, dont les socialistes, les écologistes, les communistes et Génération.s.
« Nous avons appris de nos erreurs ici. Chaque fois que nous étions divisés, nous avons perdu », a déclaré le candidat socialiste. Il répond ainsi à une demande des électeurs de voir la gauche travailler ensemble.
Le désaccord assumé sur la LGV et l’A69
Dans une alliance, il y a forcément des désaccords. La question des grands projets d’infrastructures, comme la LGV ou l’A69, reste un point de divergence au sein de la liste. Marine Tondelier a réaffirmé son opposition personnelle et historique à ces projets : « La LGV, je suis contre. Et l’A69 aussi. »
Elle ajoute : « Est-ce qu’on se dit que parce que nous ne sommes pas d’accord sur tel ou tel projet, nous ne travaillerons plus jamais ensemble et nous condamnons cette ville et tous ses habitants à vivre des politiques de droite toute leur vie ? La réponse est non. » Pour Marine Tondelier, l’amélioration du quotidien des habitants doit primer.
Régis Godec, numéro trois sur la liste “Vivre mieux” et candidat à la présidence de la métropole, assume l’existence de désaccords. Il explique : « La caractéristique d’un rassemblement, c’est qu’il rassemble des gens qui n’ont pas forcément le même avis sur tout. Sinon, nous serions dans le même parti. Nous avons fait un rassemblement en demandant à chaque formation de ne pas renier son identité propre. Nous avons une logique démocratique. »




















