Selon un communiqué de presse diffusé le 20 février 2026, la Région Occitanie a validé une nouvelle étape pour le futur Service Express Régional Métropolitain (SERM) du bassin toulousain. Un projet présenté comme structurant pour les déplacements quotidiens, dans une agglomération confrontée à une forte croissance et à une congestion persistante.
Alors que les difficultés de circulation font partie du quotidien de nombreux habitants de l’aire toulousaine, la Région Occitanie affirme vouloir « agir maintenant pour préparer les déplacements de demain ». Vendredi 20 février, les élus régionaux ont approuvé le dossier de demande de statut de Service Express Régional Métropolitain pour le bassin toulousain, ainsi que les engagements nécessaires à sa concrétisation. Porté avec le Département de la Haute-Garonne et Toulouse Métropole, le projet vise à améliorer les mobilités de 1,4 million de personnes, en s’appuyant sur le réseau ferroviaire existant et une meilleure articulation avec les transports urbains.
Une réponse affichée aux embouteillages et à la pollution
Dans le communiqué, Carole Delga, dresse un constat sans détour : « Chaque jour, des milliers de concitoyens perdent du temps libre dans des embouteillages interminables », souligne-t-elle. Et la présidente de la Région Occitanie de rappeler que la pollution atmosphérique à Toulouse « dépasse régulièrement les seuils limites fixés par l’Organisation mondiale de la santé ».
Face à une métropole en plein essor démographique, la présidente régionale estime que « la puissance publique a le devoir d’agir », en développant « les transports en commun et décarbonés, partout où cela est possible ». Le SERM est ainsi présenté comme un outil central pour améliorer la qualité de vie, mais aussi pour préserver l’attractivité économique du territoire.
Un projet soutenu, mais dépendant d’engagements financiers
Si la Région affiche sa détermination, elle insiste également sur la dimension collective du projet. « Ce projet est vital pour la qualité de vie, l’attractivité et l’avenir de notre territoire », affirme Carole Delga, tout en rappelant que sa réussite dépendra « de l’engagement financier de toutes les collectivités ».
Le communiqué pointe notamment les attentes vis-à-vis de l’État. Le SERM s’inscrit dans la continuité de l’annonce présidentielle de novembre 2022 sur la création de RER métropolitains. « Nous attendons aujourd’hui que le Président tienne parole », indique la présidente de Région, soulignant que le soutien de l’État reste déterminant, notamment pour le volet ferroviaire.
Des investissements chiffrés à long terme
Sur le plan financier, le dossier de préfiguration évoque 4,8 milliards d’euros d’investissements à l’horizon 2040, auxquels s’ajouteraient 124 millions d’euros de surcoûts annuels d’exploitation. Des montants qualifiés de préliminaires, appelés à être précisés lors des prochaines études, mais qui donnent déjà la mesure de l’ampleur du projet.
La Région rappelle que le SERM toulousain a franchi plusieurs étapes ces derniers mois, avec une labellisation officielle obtenue en juin 2024, puis un travail de fond mené avec l’appui de la Société des Grands Projets pour consolider le dossier transmis au ministère des Transports début 2026.
Un réseau mieux connecté avec le SERM toulousain
Sur le terrain, le futur SERM s’appuierait sur l’étoile ferroviaire toulousaine à six branches. L’objectif affiché est clair : « doubler la fréquence en heure de pointe », avec des trains toutes les 10 à 15 minutes, élargir l’amplitude horaire de 5 h à 23 h, et améliorer la régularité du réseau.
Le projet prévoit également de renforcer l’intermodalité, grâce à des pôles d’échanges mieux connectés avec le métro, le covoiturage et les autres modes de transport. Un système unique de tarification et d’information voyageurs doit aussi être déployé pour simplifier les déplacements du quotidien.
Une montée en puissance par étapes jusqu’en 2040
Le calendrier annoncé est progressif. Dès 2027, une nouvelle halte ferroviaire doit ouvrir route de Launaguet, en correspondance avec la ligne B du métro. Fin 2028, la mise en service de la troisième ligne de métro et de plusieurs interconnexions ferroviaires est attendue, notamment à Matabiau, Colomiers, Montaudran ou Labège.
À plus long terme, les aménagements ferroviaires du nord de Toulouse sont programmés pour 2031, avant une montée en charge progressive du dispositif jusqu’à l’horizon 2040, avec l’objectif assumé de proposer « des alternatives efficaces à l’autosolisme ».
La ligne C du métro, pièce clé du dispositif
En parallèle, la Région Occitanie confirme son soutien à la troisième ligne de métro, appelée à jouer un rôle central dans le futur réseau. Une aide supplémentaire de 8,5 millions d’euros a été votée récemment, venant compléter les financements déjà engagés.
Cette ligne doit permettre de « désenclaver les quartiers périphériques » et de proposer une alternative crédible à la voiture individuelle, dans une agglomération où les flux domicile-travail continuent d’augmenter.






















