Le 5 mai, Bruno Caubet et plusieurs vice-présidents du Sicoval ont présenté les grandes orientations du mandat 2026-2032. Santé, mobilité, sécurité ou encore services publics : l’intercommunalité du Sud-Est toulousain affiche sa volonté de « protéger », « rassembler » et « anticiper » les transformations du territoire.
Avec ses 36 communes réparties entre zones urbaines, villages ruraux, espaces agricoles et pôles économiques, le Sicoval doit répondre à des problématiques de plus en plus variées. Croissance démographique, tensions sur les transports, désertification médicale ou encore transition écologique : les défis s’accumulent dans ce vaste territoire situé au Sud-Est de Toulouse. Face à cela, le président Bruno Caubet et son exécutif veulent afficher une ligne claire : renforcer les services du quotidien tout en conservant une gouvernance de proximité.
Santé : la lutte contre les déserts médicaux devient prioritaire
Parmi les sujets les plus sensibles figure l’accès aux soins. Comme dans de nombreux territoires français, certaines communes du Sicoval voient progressivement diminuer le nombre de médecins disponibles. Le Sicoval entend donc accélérer sur plusieurs axes. Comme l’indique le document présenté le 5 mai, l’agglomération souhaite soutenir la création de nouvelles maisons de santé pluridisciplinaires dans les secteurs les plus fragiles. Des solutions de téléconsultation et des permanences médicales pourraient également être développées dans certaines zones périurbaines.L’objectif affiché est clair : éviter que certains habitants se retrouvent éloignés des soins essentiels. Le Sicoval évoque également l’anticipation du vieillissement de la population, avec une réflexion menée autour des EHPAD et des services gériatriques.
Des transports plus souples pour les communes éloignées
Autre enjeu majeur : la mobilité. Dans ce territoire où de nombreux habitants travaillent à Toulouse ou dans les pôles d’activité voisins, les déplacements restent une source importante de difficultés quotidiennes. Le Sicoval souhaite renforcer les connexions avec les futures infrastructures de transport, notamment autour du métro et du SERM. Mais l’intercommunalité mise aussi sur des solutions plus locales. Le document évoque notamment l’étude de « navettes à la demande » pour les communes les plus éloignées, afin de compléter l’offre existante. Des pôles d’échanges multimodaux pourraient également être développés pour faciliter les correspondances entre voiture, vélo, bus et covoiturage.
Sécurité : vidéoprotection et coordination renforcée
Le Sicoval veut aussi accentuer ses actions autour de la sécurité. Parmi les mesures envisagées figure l’extension du réseau de vidéoprotection dans certaines zones d’activités et centres-bourgs, en partenariat avec les communes volontaires. L’intercommunalité prévoit également de renforcer la coordination avec les polices municipales et les forces de l’ordre. Cambriolages, incivilités ou sécurité civile : plusieurs axes de travail sont évoqués dans le document stratégique présenté par l’exécutif.
Une promesse : aucun habitant à plus de 30 minutes d’un service essentiel
L’une des idées fortes du projet repose sur ce que le Sicoval appelle le « territoire du quart d’heure et de la demi-heure ». Concrètement, l’objectif est qu’aucun habitant ne se trouve trop éloigné d’un service essentiel : santé, commerces, éducation ou transports. Pour y parvenir, l’agglomération veut limiter l’étalement urbain tout en développant des pôles de proximité dans les différents bassins de vie. Le Sicoval souhaite notamment préserver les espaces agricoles et naturels, tout en soutenant la création de petites zones artisanales et commerciales pour éviter des déplacements systématiques vers Toulouse.
Une gouvernance présentée comme « proche des maires »
Au-delà des projets concrets, Bruno Caubet insiste aussi sur la méthode. Le Sicoval revendique une gouvernance fondée sur « la solidarité, la subsidiarité, la proximité, l’inclusivité et la transparence ». L’idée : associer davantage les maires aux décisions et éviter une intercommunalité perçue comme trop éloignée du terrain. Parmi les mesures annoncées : une conférence mensuelle des maires, des permanences territoriales, ou encore un « guichet unique » destiné à simplifier les démarches des communes. « Ne laisser aucune commune de côté » figure parmi les objectifs mis en avant dans le document.
ENOVA, RIVEL… les grands projets économiques confirmés
Le Sicoval confirme également sa volonté d’accélérer plusieurs projets économiques majeurs du territoire, comme ENOVA, RIVEL ou encore l’extension du parc du Canal. L’agglomération souhaite développer des activités tournées vers les filières d’avenir : innovation, transition écologique, économie dite « de paix » ou encore nouvelles technologies. Les futures zones d’activités devront intégrer davantage de bâtiments bas carbone et d’énergies renouvelables.
Une stratégie tournée vers les transitions
Derrière ces annonces, le Sicoval cherche surtout à répondre aux grandes mutations des prochaines années : évolution démographique, urgence climatique, numérique ou nouvelles mobilités. « Le Sicoval est avant tout un partenaire au service des communes et des habitants », résume le document présenté par l’exécutif intercommunal. Reste désormais à transformer ces orientations en réalisations concrètes sur le terrain d’ici 2032.

















