Après trois années de crise, le logement neuf enregistre un léger rebond au premier semestre 2026 dans l’aire toulousaine. Portée par le retour des investisseurs et une accession aidée dynamique, la ville de Toulouse capte l’essentiel de l’activité.
Le marché du logement neuf montre quelques signes de reprise dans l’aire toulousaine au premier semestre 2026. Les mises en vente et les ventes progressent sur un an, mais les volumes restent faibles par rapport aux années précédentes.
Selon le bilan publié ce mercredi 9 septembre par l’ObserveR, l’observatoire de l’immobilier neuf dans la région toulousaine, 1 620 logements neufs ont été mis en vente dans l’aire urbaine, soit 2% de plus qu’un an plus tôt. Les ventes nettes, c’est-à-dire les ventes maintenues après prise en compte des annulations, atteignent 1 250 logements. Elles progressent de 12% sur un an, mais restent 10% sous leur niveau de 2024.
La reprise reste surtout portée par Toulouse. La ville concentre 75% des mises en vente de l’aire urbaine, contre 58% un an plus tôt, et même 46% en 2024. Avec 1 200 logements commercialisés, elle enregistre une hausse de 29% sur un an, et 46% sur deux ans. Les ventes progressent également, avec 780 logements vendus, soit 36% de plus qu’au premier semestre 2025.
Les investisseurs reviennent
Autre évolution : les ventes à investisseurs repartent à la hausse. Il s’agit des logements achetés pour être loués et non occupés par leur propriétaire. Dans l’aire toulousaine, près de 500 ventes nettes concernent cette catégorie, contre 270 un an plus tôt.
Cette hausse intervient après la fin du dispositif Pinel en 2024, qui permettait aux particuliers d’obtenir une réduction d’impôt en achetant un logement neuf destiné à la location. Les ventes à occupants, destinées aux personnes qui achètent pour y vivre, restent majoritaires, avec 749 logements vendus, contre 840 il y a un an. Parmi elles, 60% relèvent de l’accession aidée, qui regroupe notamment des dispositifs comme le bail réel solidaire et le prêt social location-accession.
Les prix restent stables. Ils atteignent 4 485 euros par mètre carré dans l’aire toulousaine pour un logement collectif vendu libre, hors stationnement, contre 4 520 euros au premier semestre 2025. À Toulouse, le prix moyen monte à 4 839 euros par mètre carré, en hausse de 3% par rapport à 2024.
À Toulouse, 1 770 logements sont actuellement disponibles à la vente, un niveau supérieur aux 1 580 recensés fin juin 2025, mais toujours inférieur aux volumes observés avant 2023.
Le territoire du Sicoval en difficulté
Dans le Sicoval, la situation reste plus difficile, avec seulement 40 ventes au premier semestre, contre 80 un an plus tôt.
« Après avoir atteint 500 logements mis en vente sur l’année 2021 et 600 en 2022, on dénombrait 270 logements commercialisés en 2023, 90 en 2024 et 120 en 2025. Si le 1ᵉʳ semestre 2026 compte 100 mises en vente, le nombre de ventes atteint un nouveau point bas avec seulement 40 ventes enregistrées (80 au premier semestre 2025 et 90 au premier semestre 2024) », indique l’ObserveR.













