C’est la nouvelle déferlante japonaise sur Toulouse. En un an, l’enseigne Washoku s’apprête à inaugurer cinq nouveaux points de vente en Haute-Garonne. De Blagnac à Portet, en passant par les terrains de padel de Saint-Jory, le duo Zoé Zhou et Walid Rachti impose sa griffe dans un milieu ultra-concurrentiel.
Si vous n’avez pas encore entendu parler de Washoku, c’est que vous ne vous intéressez pas aux sushis. L’entreprise, créée par un couple de trentenaires, Zoé Zhou et Walid Rachti, est en pleine expansion en Haute-Garonne, où elle aura bientôt ouvert cinq nouvelles enseignes asiatiques en l’espace d’un an.

L’aventure a démarré son aventure à Carcassonne, en 2015. Elle s’est ensuite étendue en Haute-Garonne, après le Covid, en 2021, avec un restaurant japonais spécialisé dans les sushis et les ramens, à Blagnac. En 2025, deux autres ont ouvert, un restaurant à emporter rue Gaston Doumergue, à Tournefeuille, et, en juillet dernier, un stand aux Halles de la Cartoucherie à Toulouse, qui propose uniquement des sushis. « L’enseigne commence à avoir de la notoriété à Toulouse, confie Zoé Zhou. On a une clientèle qui vient spécialement pour nous. »

Cette réussite express sera bientôt complétée par trois inaugurations supplémentaires. En mai, un kiosque Sushi & Poké devrait ouvrir ses portes au centre commercial de Blagnac, et un second dans celui de Portet-sur-Garonne à la fin de l’été. Le groupe Klépierre, propriétaire de nombreuses galeries commerciales, leur ouvre grand les bras. Et en juillet, Washoku deviendra la marque principale de restauration au sein du complexe de padel de Saint-Jory, PB7.
« On dormait dans les vapeurs des bouillons de tonkotsu »
Le groupe, qui compte déjà une vingtaine de salariés, est en pleine accélération. Mais qui se cache derrière la réussite de Washoku ? Zoé Zhou, 38 ans, a grandi en Chine, près de Pékin, dans une grande maison, au-dessus du restaurant de ses parents. « Je les ai beaucoup aidés, depuis que je suis enfant. Mon père est spécialiste des ramens, on dormait dans les vapeurs des bouillons de tonkotsu. C’est tout un art, il a mis du temps à me confier sa recette. Quand j’y reviens en vacances, je continue à donner un coup de main. «
Dans sa famille, Zoé Zhou compte d’autres ancêtres cuisiniers, d’origine japonaise. Et elle a transposé ce bel héritage dans les établissements qu’elle a créés en France. « J’adore ce métier. Je pourrais laver le riz mille fois par jour. Ce qui compte le plus, c’est d’être très exigeante sur la qualité des ingrédients et de proposer de belles présentations, notamment pour les plateaux de sushis. Les gens nous font confiance, on se doit d’être à la hauteur. »

















