Il n’a ouvert la Maison Pellestor Veyrier que l’an dernier à Colomiers (Haute-Garonne) mais a déjà su convaincre par sa cuisine gastronomique ancrée dans le terroir d’Occitanie. Après avoir été récompensé de trois toques en mai dernier par le Gault&Millau, l’établissement fait désormais une entrée remarquée dans le Guide Michelin puisque son chef Quentin Pellestor-Veyrier, 32 ans, reçoit le Prix du Jeune Chef Michelin et la maison décroche dans le même temps sa première étoile.
Une équipe qui compte 25 salariés
Originaire de Narbonne et formé auprès de grands chefs comme Gilles Goujon, Alain Ducasse ou Franck Putelat, Quentin Pellestor-Veyrier veut que chacune de ses assiettes raconte une histoire du terroir occitan : celle des producteurs, des paysages et des souvenirs culinaires qui nourrissent sa créativité. Maison Pellestor Veyrier est le premier restaurant gastronomique du trentenaire, qui s’est installé dans l’ancien restaurant L’Amphitryon géré par Yannick Delpech, plus jeune chef étoilé de France lorsqu’il obtient sa première étoile en 2000 à l’âge de 24 ans.
« Recevoir cette distinction et notre première étoile un an seulement après l’ouverture est une émotion immense, confie le chef fraîchement étoilé dont l’équipe compte 25 salariés. C’est avant tout la reconnaissance du travail d’une équipe qui partage la même exigence et la même passion. C’était notre objectif d’avoir cette première étoile qui récompense notre investissement culinaire qui valorise l’entièreté du terroir occitan si vaste. »
Une carte en forme de randonnées à travers la région
La carte du restaurant se présente d’ailleurs comme une carte IGN avec deux tracés possibles, comme deux randonnées à travers la région jalonnées de mets emblématiques pour remettre au goût du jour l’héritage culinaire, comme le cassoulet glacé.
Forte de cette reconnaissance et de l’essor de son restaurant, la Maison Pellestor Veyrier avait, avant l’annonce du Guide Michelin, déjà entamé un nouveau projet : la reprise du bistrot Le Parisien, adresse emblématique du centre historique de Toulouse. Le chef, mené par une boulimie entrepreneuriale, veut ainsi continuer une cuisine de goût, de transmission et de mémoire, déployée cette fois dans l’univers du bistrot.
Fondé en 1892, Le Parisien incarne l’esprit du bistrot à la française, où l’on mange bien et au juste prix, sans artifices. « Avant l’obtention de l’étoile, j’ai eu confirmation de la fiabilité économique du premier établissement donc cela me conforte dans mon envie d’entreprendre dans ce nouveau restaurant que je veux comme un haut lieu de la cuisine de bistrot toulousaine, détaille Quentin Pellestor Veyrier. Mes salariés ont la possibilité d’entrer au capital car cela les fixe et les valorise ! »
Après une année exceptionnelle, le jeune chef veut conforter ses projets et vise évidemment une deuxième étoile dans les prochaines années.

















