Cinq jours après sa disparition, le corps de Christian Abraham est retrouvé, le 7 février 2024, en bordure d’un bois sur la commune de Juzes, en Haute-Garonne. Il est presque entièrement dissimulé sous un amas bien rangé de feuilles mortes. Allongé sur le flanc, la tête contre un grillage, cet homme de 61 ans présente plusieurs plaies au niveau des mains, des poignets et du visage. Mais c’est surtout la trace nette d’un égorgement de 22 cm de long qui retient l’attention des enquêteurs et pose question aux médecins légistes.
Selon ces derniers, ces blessures peuvent avoir été infligées par un tueur mais ne sont pas incompatibles avec une « automutilation ». D’ailleurs, le couteau de cuisine découvert à quelques pas de la dépouille du sexagénaire est semblable à celui que Christian Abraham possédait à son domicile de Villefranche-de-Lauragais, à une dizaine de kilomètres de là. Plusieurs éléments, toutefois, sèment le trouble.

















