Si les conditions météo le permettent, le restaurant Cockpit, dans le quartier Saint-Martin-du-Touch à Toulouse, va accueillir un drôle de nouvel hôte dans la nuit du jeudi 26 au vendredi 27 mars. Un avion doit « atterrir » sur la terrasse surélevée de l’établissement, gruté par les Transports Courcelle, entreprise spécialisée dans ce type de déplacements exceptionnels.
Plus précisément, il s’agit de la carlingue d’un ATR 42 d’une quarantaine d’années, délesté donc de ses ailes mais aussi de ses pièces comme le moteur, revendues au préalable. « Il fait 20 mètres de long pour 3 mètres de large et 3 mètres de haut », détaille Paul Bertin. « Il pèse environ 3,5 tonnes. »
Un avion qui vient du Gabon
Depuis octobre 2023, le cogérant de Cockpit, avec sa compagne Tania Báez, donne vie à un restaurant sur le thème — comme son nom l’indique — de l’aéronautique. À l’intérieur, on y trouve déjà hublots, fauteuils d’avion, casque, chariot d’hôtesse ou de steward. À l’extérieur, l’ATR 42 sera à partir de vendredi la vedette des lieux.
« Il s’agit d’un ancien avion militaire de la garde présidentielle du Gabon », précise Paul Bertin, qui a obtenu un BTS aéronautique et travaillé pendant deux ans chez Thalès avant de bifurquer vers la restauration, sans jamais oublier sa passion initiale. « Il était stationné à Francazal pour des problèmes de corrosion, qui se sont avérés trop chers à réparer par rapport au prix de l’appareil. Nous avons négocié pour pouvoir le reprendre. »
Une opportunité à « saisir »
L’affaire a duré environ quatre mois. Assisté par Jean-Pierre Guedes, retraité de l’avionneur toulousain ATR et ancien spécialiste de la maintenance aéronautique à travers le monde, le couple a donc « saisi cette opportunité ».
« On a enfin pu y arriver », se félicite Paul Bertin qui, voici quelques années, a lorgné du côté… d’un Airbus A380 et d’un Beluga. Le but était alors de créer un concept d’hôtel qui n’a finalement pas vu le jour.
Quel projet pour cet ATR ?
Mais au fait, que faire de cet ATR 42 — actuellement en attente dans les locaux des Transports Courcelle à Saint-Sauveur, au nord de Toulouse — une fois qu’il sera installé sur la terrasse du restaurant ? « Les clients auront déjà la possibilité de manger à côté de l’avion », répond le cogérant de Cockpit, à la fois restaurant et guinguette. « Il va falloir l’aménager pour le rendre accessible au public. »
Sous quelle forme ? La décision n’a pas encore été arrêtée, mais l’avion pourrait devenir « un hébergement insolite » ou « une deuxième salle de restaurant ».
L’aménagement du nouveau venu n’est pas la seule préoccupation de Paul Bertin et de Tania Báez. Devant le succès de Cockpit, ils souhaitent dupliquer à court terme le concept avec un nouvel établissement au centre-ville de Toulouse. Il sera certainement plus difficile d’y poser un avion à côté.
Cockpit, 174, route de Bayonne 31300 Toulouse. Ouvert du mardi au samedi.
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