INFO LA DÉPÊCHE. Le Carrefour City d’Empalot a été la cible d’un vol à main armée, samedi soir, vers 21 h 30, en présence d’employés et de clients. Ce que l’on sait.
Dimanche matin, 9 heures, à Empalot. Une bise glaciale s’engouffre dans l’avenue du Stadium, le fameux boulevard des Récollets. Température officielle : 4 °C. Ressentie : – 2 °C. Le rideau métallique baissé du Carrefour City intrigue les habitués.
« Un petit souci technique »
« Vous êtes restés à l’heure d’hiver ou quoi ? », se rengorge un retraité avec son chien, en apercevant le gérant. « On a un petit souci technique. On n’ouvrira pas avant 10 h 30 », l’informe ce dernier.
« Vous devriez mettre un bout de papier sur la porte parce que sinon, les gens ne vont pas comprendre », sourit le riverain en s’éloignant.
Le « petit souci technique » porte un nom moins consensuel : vol à main armée. La veille au soir, samedi, vers 21 h 30, un individu encagoulé et porteur d’une arme de poing a surgi dans cette supérette de quartier. Il a exigé la caisse, provoquant la frayeur des employés et des clients du magasin.
« La première fois depuis que je suis ici »
« C’est encore trop frais, je ne peux pas vous dire quoi que ce soit », s’excuse le gérant, absent au moment des faits, qui confesse tout de même que c’est « la première fois » que cette mésaventure lui arrive. « Je suis ici depuis deux ans et demi ».
La police technique et scientifique a réalisé des prélèvements et sans doute saisi les images de vidéosurveillance du magasin. Selon nos informations, l’individu est reparti comme il était venu avec quelques centaines d’euros en poche.
« Cellule d’écoute psychologique »
Derrière les baies vitrées, les employés dominicaux s’activent pour une mise en rayon express. « Ceux qui travaillaient hier ne sont évidemment pas là ce matin. Chez Carrefour, nous bénéficions d’une assistance pour nos employés. Une cellule d’écoute psychologique va être ouverte pour eux ». En parler le plus vite possible. Expulser le trop-plein d’émotions. Évacuer le traumatisme.
La police, pour sa part, a ouvert une enquête. Et compte bien mettre rapidement la main sur le braqueur, dont on ignore s’il s’est enfui à pied, à scooter ou en voiture.

















