L’État et les collectivités territoriales ont signé ce jeudi 7 mai à Toulouse un accord de financement pour la LGV Toulouse-Bordeaux. Ce protocole d’accord débloque des fonds immédiats et rend la réalisation du projet ferroviaire irréversible.
Les premiers financements de la future LGV Toulouse-Bordeaux sont sécurisés. Ce jeudi 7 mai 2026, l’État et les collectivités locales ont signé à Toulouse un protocole d’accord destiné à rendre le projet « irréversible ».
« Son irréversibilité se traduit par des premières sommes d’argent qui seront débloquées pour permettre de lancer les procédures d’appels d’offres », souligne le Premier ministre Sébastien Lecornu, venu pour l’occasion.
« Cette signature constitue une étape importante », note Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse. L’élu affirme toutefois que les collectivités resteront « vigilantes » afin que l’État respecte ses engagements financiers.
Avec le Premier ministre @SebLecornu, nous venons de signer un protocole en faveur de la LGV Bordeaux-Toulouse, dans lequel l’Etat prend des engagements de court terme pour le financement du chantier.
Cette signature constitue une étape importante. Avec mes collègues élus -… pic.twitter.com/M11EkK4MnO— Jean-Luc Moudenc (@jlmoudenc) May 7, 2026
À quoi serviront les financements ?
« Au total, 820 millions d’euros seront engagés au cours des années 2026 et 2027, à parité entre l’État et les collectivités territoriales », selon un communiqué commun des Régions Occitanie et Nouvelle-Aquitaine.
Ces prochains financements doivent permettre de poursuivre les acquisitions foncières, les études environnementales et les procédures de contractualisation des marchés.
Une ligne attendue depuis plus de vingt ans
La Ligne nouvelle du Sud-Ouest comprend deux branches : Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax. Les collectivités insistent sur le fait que ces deux tronçons sont « indissociables ».
La LGV entre Toulouse et Bordeaux doit permettre de relier la Ville rose à la capitale en 3h10. Ce dossier a été initié au début des années 2000. Mais il a connu plusieurs reports au fil des années.
Sa mise en service est désormais annoncée pour 2035, tandis que celle vers Dax est prévue pour 2042. Les collectivités régionales rappellent que « l’accélération du projet doit constituer une priorité ».













