Les Amis de la Terre Midi-Pyrénées vont demander ce mercredi au tribunal administratif de Toulouse de suspendre les travaux de l’autoroute Toulouse-Castres. L’association estime qu’il ne peut pas y avoir de consultation du public pour régulariser les débordements d’emprises de chantier alors que les travaux se poursuivent.
Les épisodes judiciaires s’enchaînent dans le long feuilleton de l’autoroute A69 Toulouse-Castres qui doit être mise en service en octobre prochain. Mardi 12 mai, le parquet de Toulouse a annoncé que des perquisitions avaient été menées au siège d’Atosca, le constructeur de l’autoroute, dans le Tarn, au sujet des débordements d’emprises de chantier illégales qui ont été constatés en 2025 et qui ont fait l’objet d’une plainte de l’association France Nature Environnement. Ce qui a aussitôt suscité une demande d’arrêt des travaux de la part de La Voie est libre mardi soir.
Ce mercredi 13 mai, à Toulouse, c’est l’association des Amis de la Terre Midi-Pyrénées qui monte au créneau contre le projet d’autoroute. Après les débordements d’emprises de chantier, qui concernent 86 hectares sur les 53 km du tracé entre Verfeil (31) et Castres (81), les préfets ont ouvert une consultation auprès du public pour régulariser cette situation. Une consultation en cours jusqu’au 24 mai.
Référé ce mercredi
Pour Olivier Jean, coprésident de l’association environnementaliste, qui va déposer ce mercredi un référé auprès du tribunal administratif de Toulouse, « il ne peut pas y avoir une consultation alors que les travaux se poursuivent ». Les Amis de la Terre demandent donc la suspension des travaux. L’association estime par ailleurs qu’Atosca a « minimisé » l’impact des travaux menés hors zones autorisées.
En 2025, le chantier de l’autoroute A69 avait été arrêté plusieurs mois après une décision du tribunal administratif finalement cassée par la cour d’appel en décembre 2025.













