La deuxième opération contre la cabanisation en Haute-Garonne s’est produite le mercredi 20 mai dans la commune de Bois-de-la-Pierre. Plusieures installations ont été retirées par le préfet et la commune après avertissement.
La lutte contre la “cabanisation” continue en Occitanie. Ce mercredi 21 mai, une deuxième opération s’est déroulée en Haute-Garonne, dans la commune de Bois-de-la-Pierre. Les services de l’État ont ordonné la démolition d’un mobil-home, d’une caravane et de plusieurs cabanes rajoutées, toutes construites et implantées illégalement. Ces résidences ont été bâties sans autorisation d’urbanisme et en zone agricole.
Une procédure judiciaire avait été initiée par la communauté, condamnant le propriétaire à une remise en état des lieux ainsi qu’à une amende. Ledit propriétaire « n’a pas procédé, malgré une dernière mise en demeure, à la remise en état prononcée par le tribunal correctionnel de Toulouse », explique un communiqué de la préfecture. Forçant l’intervention de Pierre-André Durant, préfet de la Haute-Garonne, en lien avec le procureur de la République de Toulouse et la commune du Bois-de-la-Pierre. La destruction s’est effectuée « aux frais et risques du propriétaire ».
La cabanisation, un phénomène en « recrudescence »
Selon la préfecture, la cabanisation est en « recrudescence » sur le territoire, malgré sa condamnation par la préfecture et 75 communes du département, après la signature d’une charte dédiée le 14 septembre 2022. Des contrôles conjoints réguliers sont organisés par les communautés afin de repérer d’autres cas de ce « phénomène d’implantation, sans autorisation, de constructions ou d’installations diverses, dans des zones inconstructibles, agricoles ou naturelles, au mépris des règles édictées par les codes de l’urbanisme et de l’environnement ».
C’est la deuxième démolition dans le département de Haute-Garonne dans le cadre de cette lutte. La première se situait dans la commune de Carbonne : une maison d’habitation de 90 mètres carré a été détruite le 15 octobre 2025. Cette intervention des services de l’État « préfigure d’autres démolitions à venir dans le département », avertit la préfecture.
Romain Deniaud
















