Younès, élève de terminale d’un lycée français du Bahreïn (Moyen-Orient), dont la famille vit à Toulouse, a été soulagé de savoir qu’il pourrait passer le baccalauréat en continu. Une mesure exceptionnelle mise en place par le ministère de l’Éducation nationale « compte tenu des événements en cours dans certains pays du Proche et du Moyen-Orient ainsi qu’au Mali ».
Younès, âgé de 17 ans, est soulagé et surtout pas peu fier d’avoir reçu une réponse à sa lettre envoyée il y a quelque temps au président de la République, Emmanuel Macron. Comme de nombreux élèves qui passent le baccalauréat dans un lycée français à l’étranger, au Proche et au Moyen-Orient ainsi qu’au Mali, l’élève de terminale, qui a fait une partie de sa scolarité à Toulouse où vit sa famille, a vu sa demande aboutir.
Des aménagements pour les centres étrangers
Les épreuves du baccalauréat et du brevet des collèges (DNB) sont annulées en raison de la guerre entre l’Iran, Israël et les États-Unis, une décision prise par le ministère de l’Éducation nationale. « Afin de tenir compte des situations particulières dans ces pays, ainsi que des conséquences sur l’organisation des enseignements et le déroulement des examens à venir, Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, a décidé de mettre en place des aménagements d’examen pour les candidats inscrits dans les centres étrangers des pays suivants au Proche et au Moyen-Orient : Bahreïn, Émirats arabes unis, Irak, Iran, Israël, Koweït, Liban, Qatar. »
Une pétition et une lettre au président de la République
Pour le jeune futur bachelier, dont la moyenne générale cette année devrait lui permettre d’être lauréat « avec mention », il s’agissait d’expliquer aux autorités françaises les difficultés rencontrées lors de cette année scolaire particulière et fortement perturbée par le contexte international. « En février, raconte-t-il, pendant deux mois dès 5 heures du matin, les bombardements n’ont pas cessé à Bahreïn. C’est un tout petit pays. J’ai pensé que j’allais rentrer, mais c’était difficile, car il fallait passer par l’Arabie saoudite. On a suivi beaucoup de cours en distanciel. »
Avant d’écrire au président de la République, le lycéen, « estimant que les conditions de préparation au baccalauréat étaient devenues très compliquées, a lancé une pétition auprès des élèves », confie sa tante à Toulouse.














