Le préfet du Tarn-et-Garonne, Vincent Roberti, est pressenti pour devenir directeur général du comité d’organisation des JO d’hiver 2030 dans les Alpes. Sa nomination, encore soumise au vote du 11 mai, intervient dans un contexte de gouvernance fragilisée au sein du COJOP.
Le préfet du Tarn-et-Garonne est pressenti pour prendre la direction du comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver “Alpes françaises 2030”. Le comité d’organisation (COJOP) a en effet officialisé ce mardi 5 mai 2026 la proposition de nommer Vincent Roberti au poste de directeur général. Cette décision devra encore être validée par le bureau exécutif, réuni le 11 mai prochain. Si sa nomination est confirmée, Vincent Roberti quittera ses fonctions de représentant de l’État dans le Tarn-et-Garonne, poste qu’il occupe depuis 2023.
Un haut fonctionnaire pour piloter l’organisation des JO d’hiver 2030
Âgé de 59 ans, ce haut fonctionnaire formé à l’ingénierie publique et à l’ENA a construit l’essentiel de sa carrière au sein de l’administration territoriale et centrale. Il a notamment exercé des responsabilités de direction au ministère de l’Intérieur et des Outre-mer, avec un périmètre couvrant la gestion budgétaire, les achats publics et les politiques immobilières de l’État.
Le COJOP souligne un parcours marqué par la conduite de projets d’envergure et la gestion de structures administratives complexes, des compétences jugées compatibles avec les exigences de l’organisation des Jeux d’hiver 2030.
Une gouvernance en phase de transition
Cette nomination intervient dans un contexte de gouvernance fragilisée au sein du comité d’organisation. Depuis le début de l’année, plusieurs départs ont été enregistrés dans des postes clés, notamment au niveau des directions opérationnelles et de la communication, alimentant une période d’instabilité interne. En effet, le poste de directeur général était vacant depuis la fin février, après le départ de Cyril Linette. Dans l’intervalle, la continuité a été assurée de manière provisoire par Michel Cadot, chargé d’éviter une rupture dans le pilotage du projet.
Ces tensions ont mis en lumière des divergences de méthode et de fonctionnement entre certaines composantes de la gouvernance, conduisant à une succession de réajustements organisationnels. Le comité, présidé par Edgar Grospiron, tente depuis plusieurs mois de stabiliser son fonctionnement et de reconstituer une équipe dirigeante complète afin de sécuriser la montée en puissance du projet. Le vote du bureau exécutif du 11 mai sera donc déterminant pour acter l’arrivée probable de Vincent Roberti à la tête de la direction générale et refermer une période marquée par plusieurs remaniements internes.



















