La nomination, jeudi 21 mai en soirée, au poste d’entraîneur du Toulouse FC du Danois Jens Berthel Askou, 43 ans, est le fruit d’un processus méticuleusement planifié. Longueur du bail, rendez-vous à l’abri des regards, ce qui a fait pencher la balance : La Dépêche vous dévoile les détails de la signature de l’ex-coach de Motherwell, qui devient le 4e technicien sous RedBird. Et le 2e étranger.
Un Danois en lieu et place d’un Espagnol. C’était dans l’air du temps sur l’île du Ramier, c’est officiel depuis ce jeudi. Carles Martinez Novell et Toulouse ne prolongeant pas leur aventure commune, Jens Berthel Askou débarque au Téfécé. Escorté de belles promesses malgré son côté grand voyageur.
Entraîneur qui a la bougeotte si on reprend son CV (le TFC sera la 10e équipe qu’il coachera en tant que n°1 ou adjoint, il ne reste en moyenne qu’une saison par club), Berthel Askou ne s’est pas engagé sur du court terme avec le club de la Ville rose.
Selon nos informations, il a paraphé un contrat de deux ans plus une année optionnelle dont la ou les clauses n’ont pas filtré. Celui qui sera le premier Danois à exercer en L1 ou L2 dans l’histoire des championnats professionnels – hormis un dénommé Kaj Andrup à Nancy et Strasbourg respectivement en 1946-47 et 1947-48 – est donc lié aux Violets jusqu’en juin 2028 a minima.
Sa « sélection » par le duo Olivier Cloarec/Viktor Bezhani, président et directeur sportif, résulte d’un process savamment orchestré dont le clou aura été un entretien en physique. Et une première très bonne impression laissée par le postulant début mai. Dans un endroit « secret », toujours d’après nos infos. « En matière de transferts, plus vous agissez dans l’ombre, en toute discrétion, plus vous avez de chances que la signature aboutisse », précise un agent.
Parmi les dossiers de candidatures – dès le lendemain de la demi-finale de Coupe de France, ils ont afflué sur le bureau présidentiel, six prétendants, français et étrangers, ont été reçus à l’écrit si on peut dire et ont ainsi eu droit au grand oral (certains en visio) par les dirigeants téfécistes. Et là, « JBA » s’est détaché. Sa personnalité, on l’a surlignée, et sa capacité à surperformer, entre autres, sont apparues au grand jour. « Pour une cible qui était dans les radars du Toulouse FC et qui n’est pas arrivée comme un cheveu dans la soupe, avertit un proche du dossier. Le mercato, c’est toute l’année. Les clubs qui se respectent anticipent et prospectent à l’avance des éléments correspondant à leurs joueurs et/ou entraîneurs en fin de bail ! »
La chance donnée à 26 jeunes
À l’arrivée, l’ancien solide (1m90) défenseur central (également à Norwich City en D3 anglaise) âgé aujourd’hui de 43 ans est celui qui aura coché le plus de cases quant au profil établi par le board toulousain. Avec, en premier lieu, la propension à miser sur les jeunes, c’est-à-dire les lancer dans le grand bain. Rappelons qu’avant de prendre en main la formation écossaise de Motherwell, 4e du dernier championnat, le tacticien avait fait débuter en Une 26 espoirs en l’espace de cinq saisons et demie !
Sous contrat en Écosse jusqu’en juin 2027, restait aux deux clubs à s’entendre sur une indemnité de transfert. Ce qu’ils sont rapidement parvenus à faire. Pour que, jeudi 21 mai, le TFC puisse officialiser le remplaçant de Carles Martinez Novell. Fin d’un cycle, début d’une autre ère.













