Quand Paris gagne, est-ce vraiment la France qui gagne ? Vaste question. Dans un sport aussi largement implanté dans l’Hexagone que le football, où chaque région possède son (ou ses) grand(s) club(s), et dans un pays à la rivalité historique entre la capitale et la province, il ne va pas de soi de « tomber amoureux » du PSG quand on naît ou vit à Lille, Toulouse, Nice, Grenoble ou Bordeaux. Ne parlons même pas de Marseille.
Et pourtant, les choses changent. Indéniablement. Les succès sportifs du PSG, premier club français sacré pour la deuxième fois d’affilée en Ligue des champions après son succès contre Arsenal (1-1, 4-3 aux t.a.b.) samedi, mais aussi l’état d’esprit qui se dégage de cette équipe, la personnalité de son entraîneur Luis Enrique contribuent à rendre Paris sympathique bien au-delà de son bastion historique. Un peu comme les Verts dans les années 1970, l’OM dans les années 1990 ou Lyon dans les années 2000, qui ont attiré des générations de supporters séduits par « la France qui gagne ».











