Remettre en lumière le travail de Germaine Chaumel (1895-1982), grande photographe née dans la Ville rose mais trop souvent éclipsée par la renommée de Jean Dieuzaide. Après treize ans de négociations, les archives municipales de Toulouse accueilleront prochainement les fonds de cette figure emblématique de la photographie, active du début des années 1930 au début des années 1950.
Un accord a été trouvé avec les ayants droit de la photographe, alors que des liens avaient été noués avec la mairie en 2012, à la suite d’une exposition sur la photographe. Autodidacte, elle a travaillé pour de nombreux journaux et agences de presse (« L’Express du Midi », « La Dépêche du Midi », « La Petite Gironde », « Paris-Soir », le « New York Times », Havas et Keystone). Elle a notamment couvert toute la période de la Seconde Guerre mondiale à Toulouse, créant un fonds unique d’images de cette période. Elle fut aussi photographe de mode et portraitiste.
18 000 négatifs et 3 500 tirages
« C’est un aboutissement de recueillir ce fonds d’une grande valeur historique qui comporte près de 18 000 négatifs, 500 tirages d’exposition, 3 000 plus courants, du matériel photo et des documents écrits », chiffre Pierre Gastou, responsable du pôle archives de Toulouse. « C’est une pionnière de la photographie humaniste qui a fondé le Cercle photographique des XII, association phare de la photographie qui voulait la faire reconnaître comme un art. Dieuzaide est d’ailleurs entré dans ce club, mais Germaine Chaumel en était la cheville ouvrière. »
Le public pourra librement consulter ses clichés aux archives municipales et, à terme, via le site Internet lorsqu’ils seront numérisés. Signe que Germaine Chaumel reste une femme de notre temps, la ville de Castelnau-d’Estrétefonds, au nord de Toulouse, lui consacre par ailleurs une exposition, du 5 juin au 26 septembre, à la médiathèque Rémy Peyranne et à l’hôtel de ville, où une quarantaine de photos sera présentée.













