Après avoir passé ses tendres années à repenser ses chambres d’enfant au fil des déménagements, la Toulousaine Laura Lécollier a fait de sa fibre créative son métier. Fondatrice du Studio Denise, cette designer d’espace et décoratrice d’intérieur fait tomber les cloisons et optimise les volumes pour offrir à ses clients des intérieurs sur mesure, chaleureux et intemporels. Portrait d’une entrepreneuse qui redessine le quotidien.
De plus loin qu’elle se souvienne, Laura Lécollier a toujours eu cette fibre créative, ce sens inné de la décoration doublé d’une capacité à optimiser les volumes pour concevoir des intérieurs où il fait bon vivre.
« J’ai vécu dans une grande famille, on était cinq enfants, on a beaucoup déménagé. À chaque fois, c’était trop chouette de réimaginer ma chambre », se souvient cette Toulousaine. Aussi, une fois à l’âge adulte, après des années de location, Laura ne rêvait que d’une chose : « Acheter à tout prix un appartement, non pas pour me constituer un patrimoine, mais plutôt pour casser les cloisons, mettre mes tableaux aux murs, faire ma déco, le tout sans qu’on me retienne ma caution », annonce-t-elle.
Le maximum de rangement
Il suffit de jeter un œil à son T3 traversant pour voir que la trentenaire a réalisé ce premier rêve. « J’ai déplacé la salle d’eau et la cuisine, créé un grand placard à l’entrée… », détaille-t-elle. Tout a été réfléchi pour avoir le maximum de rangement. « Jouer au Tetris, c’est la partie que je préfère. Comme par exemple rogner sur les étagères pour ranger les sous-vêtements dans la chambre pour gagner de l’espace dans la salle de bains afin d’accueillir la machine à laver et le sèche-linge. »

Forte des conseils qu’elle délivrait auprès de ses amis qui achetaient des biens et de l’expertise qu’elle a acquise durant les six mois de travaux de son propre appartement, Laura décide de quitter son emploi dans le marketing et la communication pour se reconvertir et se consacrer à sa passion.

« Les aider à se projeter »
Elle crée Studio Denise. « Aujourd’hui, je suis designer d’espace et décoratrice d’intérieur, un statut à la frontière entre la décoration pure et l’architecture d’intérieur « , explique-t-elle.
Pour répondre aux besoins de sa clientèle, la professionnelle privilégie une approche sur mesure. « Certains de mes clients ont besoin juste de déterminer un style. Je leur montre des inspirations qui correspondent à leurs envies et leurs besoins. D’autres, qui viennent d’acheter un appartement, ne parviennent pas à se projeter dans l’espace, je les aide à le redessiner grâce à une visualisation en 3D. » Suivant les demandes, Laura peut aussi se rendre en magasin pour acheter les matériaux et le mobilier. « J’ai aussi un rôle de conseil. Si vous avez une petite salle de bains, misez sur de grands carreaux pour donner une impression d’espace, parce que moins il y a de joints, moins il y aura ce sentiment de petit espace », glisse-t-elle.
« Mon premier client était à Tahiti »
À l’ère de l’e-commerce, Laura met son expertise du marché en ligne au service de ses clients : « Je leur prépare une sélection ciblée, comprenant par exemple trois références de canapés ou de tables adaptées à leurs contraintes d’espace et de budget. » En plus de ce gain de temps précieux, la styliste d’intérieur, qui intervient aussi bien à distance qu’en présentiel, peut recommander des artisans qualifiés.

Diplômée il y a un an et demi, l’activité de Studio Denise se développe par le bouche-à-oreille. « Mon premier client était à Tahiti. Ensuite, ce client-là m’a envoyée à deux de ses connaissances à Paris et à Saint-Malo », raconte-t-elle. La Toulousaine se démarque déjà : « Des gens viennent me chercher pour mon style ». À savoir : » une base intemporelle avec du mobilier de qualité, de beaux matériaux, puis d’ajouter des touches de couleur parce que j’aime quand l’espace est très personnel, chaleureux. En même temps, je sais qu’on se lasse vite quand c’est surchargé ou trop coloré », assure-t-elle.
Un hommage à sa grand-mère
Le nom de son studio est un hommage à sa grand-mère. « Elle est décédée quand j’avais 18 ans, mais elle m’a toujours transmis cette culture du beau, le goût pour les belles choses et la recherche du bien-être. Si, par mon activité, je peux avoir un impact concret et positif sur le quotidien des gens, c’est top », conclut Laura Lécollier.













