Insatiable et intraitable, le Stade Toulousain a surclassé le Racing (71-17) au cours d’une demi-finale à sens unique, vendredi soir 19 juin, au stade Vélodrome de Marseille. Il vise maintenant un quadruplé historique. Rendez-vous, samedi prochain, au Stade de France, contre le vainqueur de l’autre demie, ce samedi : Montpellier – Stade Français.
Marseille est toujours un jardin enchanté pour le Stade Toulousain. Dans un stade entièrement acquis à sa cause, le champion de France a remporté sa quatrième demi-finale consécutive (la sixième en sept rencontres avec les demi-finales de 2019 et 2021) lui permettant de rêver du fameux quadruplé, trente ans après celui du Stade des années 1990 (1994, 1995, 1996, 1997). Irrésistible, Toulouse toujours enclin à battre des records, a cette fois battu le record du plus grand écart (+ 54) en demi-finale du Top 14. Et comme à Saint-Sébastien en 2023 (41-14), le Racing a vécu un véritable cauchemar.Des doutes, quels doutes ?
Le lion rouge-et-noir intraitable et insatiable a donc encore rugi, jetant dans la fosse les doutes émis ces derniers temps qui avaient tendance à agacer le staff. On imaginait que le Stade mettrait le turbo. Mais à ce point…
L’espace de cinq minutes, les premières, il était encore possible de s’inquiéter pour le champion. Un en-avant de Matthis Lebel sur le coup d’envoi et une mêlée pénalisée pour les trois premiers points de la rencontre. Qui aurait pensé à cet instant qu’il s’agirait des uniques points des hommes de Patrice Collazo durant la première mi-tempsEnsuite ? Il n’y eut qu’une équipe sur le terrain. Et le Stade a répondu favorablement à toutes les questions et toutes les interrogations.Un manque de rythme ? Les Toulousains sont apparus en feu et en jambes avec des percées plein champ qui ont fait se lever les spectateurs. Un manque d’automatismes ? Ils se sont trouvé les yeux fermés à l’image du premier essai de Teddy Thomas au départ duquel Peato Mauvaka et Antoine Dupont ont été décisifs. Une inquiétude avec l’absence de Thomas Ramos ? L’Écossais Kinghorn a été très pertinent dans ses choix offensifs et Romain Ntamack a réussi un 100 % dans son rôle de buteur. Antoine Dupont était-il toujours Antoine Dupont ? Oui, bien sûr. Il fut animateur, accélérateur de jeu, marqueur et passeur. Sa démonstration lui a valu les clameurs de l’Orange Vélodrome debout lors de sa sortie du terrain.Le Racing avait promis que ça taperait fort mais c’est Toulouse qui, en monopolisant le ballon, a cassé les rangs du Racing, avec notamment un jeu dans l’axe. Les Toulousains, dans le sillage de Jack Willis déchaîné, ont gagné tous les duels et les Racingmen ont explosé comme du pop-corn.
Symbole de la confiance qui habita hier le champion de France, les hommes d’Ugo Mola se sont permis de jouer deux pénalités à la main près de la ligne et de marquer.
Cinq essais en première période et un score cauchemardesque pour le Racing (38-3), deux autres dès les cinq premières minutes de la seconde période avec un Kalvin Gourgues explosif, l’efficacité toulousaine a fait des ravages avec un score (52-3) qui nous fit penser à celui de la finale gagnée face à l’Union Bordeaux Bègles (59-3) il y a deux ans sur cette même pelouse.
Pour réveiller son équipe, Patrice Collazo en fut réduit à faire entrer six joueurs dès la 45è minute. Ugo Mola a également fait des changements mais sa démarche était différente. Il s’agissait là de garder de la fraîcheur pour samedi au Stade de France.
Inquiétudes pour Chocobares et Roumat
Et le festival s’est poursuivi avec un nouvel essai sur une pénalité à la main (Julien Marchand). Nous étions alors au 59-3 de l’UBB. Puis le score improbable de 71-17 au score final. Le Stade attend maintenant son adversaire pour la finale. Avec cependant, deux… interrogations, avec les possibles absences en finale de l’Argentin Santiago Chocobares victime d’une commotion et d’Alexandre Roumat sorti blessé en seconde période.













