400 km et quatre départements traversés. Du 27 juin au 20 juillet, les berges du canal du Midi seront le théâtre du festival Convivencia, qui promène sa péniche Tourmente, transformée en scène flottante, depuis trois décennies. Et pour marquer les 30 ans, cette fois de l’inscription de l’œuvre de Pierre-Paul Riquet au patrimoine mondial de l’Unesco, cette édition 2026 sera placée sous le signe de l’eau.
Ce festival indépendant, dirigé par Cécile Héraudeau, se définit lui-même comme le plus lent du monde, avec un rythme de 5 km/h. De Montech, dans le Tarn-et-Garonne, en passant par Toulouse (Haute-Garonne), Castelnaudary (Aude) et Colombiers (Hérault), la péniche s’amarre dans quinze villes et villages le long du canal du Midi et les berges s’imprègnent d’un esprit guinguette le temps d’un, deux ou trois concerts de musiques du monde. « J’aime à dire que, dans ce festival, la musique suit le rythme de l’eau », confie la directrice, qui souhaite davantage mettre en avant la péniche qui fait le lien entre les territoires et « le côté atypique » de Convivencia.
Une émission de radio pour vivre les coulisses du festival
Parmi les temps forts, la soirée du 3 juillet, à Toulouse, verra la péniche accueillir Mouss et Hakim, les anciens de Zebda, et de nombreux invités qui ont marqué les précédentes éditions pour le Grand Bal Convivencia, avec jusqu’à dix-sept artistes sur scène. Le festival permettra à certains de découvrir La Vespa Cougourdon Ourchestra « et son instrumentarium unique au monde fabriqué à partir de cougourdons emblématiques du carnaval occitan » pour une parade fluviale depuis Marabiau jusqu’aux portes de l’Embouchure, à Toulouse, le 1er juillet.
« Il y aura plusieurs projets artistiques inédits », ajoute Cécile Héraudeau, citant Titi Robin trio Ma Gavali qui invite sa fille et deux artistes du Rajasthan, Parveen et Ilyas Khan, ou encore la productrice DJ Sharouh qui s’entoure de Yaelllavie, virtuose du qanûn, et de Ysk Parchem et son oud, pour « explorer l’héritage judéo-arabe ».
À chaque escale, l’émission Radio Convivencia, enregistrée en direct pendant la journée, permet de découvrir les coulisses du festival, qui va bien au-delà de simples concerts. « Dans la poursuite de notre partenariat avec Les Abattoirs, une œuvre d’art a été créée par l’artiste Felix Blume pour le 30e anniversaire. Elle sera visible et audible tout au long des trois semaines », indique par exemple la directrice. Ateliers musicaux, conférences, promenades patrimoniales, histoires en musiques auprès de résidents d’Ehpad, cet événement est l’occasion de tisser du lien et de vivre une expérience.







