EXCLUSIF. Ce lundi 29 juin, un enfant de trois ans a été retrouvé mort à son domicile par son beau-père. Au lendemain de ce drame qui s’est déroulé à Boussens, au sud de Toulouse, les habitants continuent de s’interroger sur les causes de l’accident. La mère et le beau-père sont placés en garde à vue depuis 17 heures, ce mardi.
Moins de 24 heures après la découverte d’un garçon de 3 ans décédé à son domicile de Boussens, au sud de Toulouse, son beau-père et sa mère viennent d’être placés en garde à vue par les gendarmes de la brigade de recherches de Muret. « L’autopsie révèle des lésions traumatiques, des bleus et surtout une importante hémorragie au ventre. Ces blessures ne sont pas naturelles. Nous avons donc ouvert une enquête pour meurtre sur mineur de moins de 15 ans », explique Christophe Amunzateguy, le procureur de la République de Saint-Gaudens.
L’hypothèse d’une chute de quad examinée
La veille du drame, selon le récit du beau-père, le garçonnet serait tombé d’un quad pour enfant. Les enquêteurs s’attachent désormais à vérifier l’existence du quad et de cette version pour déterminer si ces lésions découlent de cet accident ou de maltraitances répétées.
Des doutes médicaux dès l’arrivée des secours
Ce lundi 29 juin en début d’après-midi, les pompiers sont intervenus d’urgence au domicile d’une famille, au cœur de la commune de Boussens. Sur place, les secouristes ont découvert un enfant de 3 ans accompagné de son beau-père. Les secours n’ont pas pu sauver la vie du garçonnet, dont le décès a été constaté par le médecin dépêché sur les lieux. Lors de l’examen du corps, le professionnel de santé a refusé de délivrer le permis d’inhumer en raison de la présence de plusieurs hématomes. Cet homme, connu de la justice pour son alcoolisme et une affaire de violences conjugales, assure n’avoir commis aucune violence, mais son interrogatoire devrait apporter des réponses décisives.
L’incompréhension et la stupeur au village
Pour l’heure, aucune information supplémentaire n’a été communiquée par les autorités, et les habitants du village ne disposent que de très peu d’éléments. « On a vu les camions des pompiers, le Samu et les gendarmes arriver. On a aussi entendu l’hélicoptère mais on ne savait pas vraiment pourquoi. Ce n’est qu’après, en lisant la presse, qu’on a compris », confie la gérante du restaurant du village. De son côté, une habitante de Boussens s’inquiète : « Sait-on ce qu’il s’est passé et quelles sont les raisons de sa mort ? Mon fils a le même âge, j’espère que ce n’était pas un copain. » Si elle n’a pas vu les secours arriver, le bruit du rotor l’a marquée : « L’hélicoptère tournait autour du village, on s’est tout de suite douté qu’il arrivait quelque chose de grave. » Contacté, le maire du village n’a pas souhaité commenter l’incident, restant dans l’attente des suites de l’enquête.
Les spéculations de l’entourage dans l’attente des conclusions officielles
Dans les commerces, les conversations des habitués alimentent déjà les premières hypothèses. « Un voisin de la famille est passé ce matin, il était profondément sous le choc », confie la commerçante, alors que l’existence de cet engin motorisé restent au cœur des investigations menées par la gendarmerie. Etait-il adapté à un enfant de 3 ans ?
Face à ces bruits qui courent, d’autres résidents, témoins indirects de la vive agitation des secours, cherchent avant tout des réponses officielles face à l’ouverture de cette procédure judiciaire. À ce stade, la cause exacte du décès n’est pas formellement établie, mais la possibilité d’une mort naturelle est bel et bien écartée par la justice.











