Déjà mobilisé lors de la crise de dermatose nodulaire bovine en 2025, le nouveau local de confinement P3 du laboratoire départemental des Pyrénées-Orientales a été officiellement inauguré à Perpignan. Cet équipement vise à renforcer la capacité d’analyse et de réactivité face aux virus dangereux.
Déjà utilisé en situation de crise lors de l’épisode de dermatose nodulaire bovine en 2025, le nouveau local de confinement de niveau 3 du laboratoire départemental des Pyrénées-Orientales a été officiellement inauguré vendredi 26 juin à Perpignan. Installé au sein du Centre d’Analyses Méditerranée Pyrénées (CAMP), à Tecnosud, cet équipement vient renforcer les capacités de diagnostic biologique du territoire.
Lors de cette crise sanitaire touchant les élevages, ce local P3 avait permis de réaliser des analyses directement sur place, limitant ainsi les envois d’échantillons vers des structures extérieures et contribuant à accélérer les délais d’analyses, et donc de traitement. Une fonctionnalité jugée déterminante dans la gestion de ce type d’événements.
Un espace de confinement destiné aux virus potentiellement dangereux
Conçu pour répondre à des normes de biosécurité élevées, le local P3 permet la manipulation de micro-organismes susceptibles de provoquer des maladies graves. Il est doté d’un système de confinement strict, comprenant une enceinte étanche, une gestion contrôlée des flux d’air et une mise en dépression permanente afin d’éviter toute dispersion vers l’extérieur.
Ce type d’installation est destiné à l’étude de pathogènes pouvant affecter l’homme, les animaux ou les cultures, dans un cadre sécurisé pour les agents comme pour l’environnement. Il constitue un atout clé pour la surveillance et la gestion des risques sanitaires émergents, type Covid. C’est d’ailleurs de la pandémie que le projet est né, « de notre volonté de doter notre territoire d’un outil performant suite à la crise Covid et aux derniers effets du changement climatique », précise Hermeline Malherbe, présidente du Département des Pyrénées-Orientales.
Département, qui a financer l’intégralité de ce projet, à hauteur de 750 000 euros, couvrant la construction et l’aménagement du local mobile, qui pourra être déplacé, en fonction des besoins, au plus près des foyers infectieux.















