Une offre de reprise du groupe Fibre Excellence a été déposée par l’homme d’affaires Matthieu Pigasse devant le tribunal de commerce de Toulouse. Le dossier, remis in extremis le 2 juillet, sera examiné le 6 juillet. La relance des sites de Saint-Gaudens et Tarascon en dépend.
Le dossier de reprise de Fibre Excellence franchit une étape clé. L’homme d’affaires Matthieu Pigasse a déposé une offre de reprise ce jeudi 2 juillet en toute fin de journée devant le tribunal de commerce de Toulouse, quelques minutes avant la clôture officielle des candidatures.
Ce dépôt de dernière minute intervient dans un contexte encore mouvant autour de la reprise du groupe. D’abord envisagé comme soutien à une offre portée par les dirigeants en place, Matthieu Pigasse se retrouve finalement seul à défendre le projet, après le retrait de ces derniers. Désormais, c’est donc sa proposition qui servira de base aux discussions, lors de l’audience prévue lundi 6 juillet devant le tribunal de commerce de Toulouse. Il n’est toutefois pas exclu que l’investisseur demande un délai supplémentaire afin de finaliser certains éléments du montage financier.
Dans l’immédiat, l’enjeu principal reste la relance des sites industriels de Saint-Gaudens et Tarascon. Leur redémarrage nécessiterait un financement global estimé à environ 60 millions d’euros, un montant qui conditionne la viabilité du projet industriel.
Un financement encore incomplet malgré l’engagement des collectivités
Si une offre a pu être formalisée, sa solidité repose encore sur un équilibre financier en cours de construction. Plusieurs collectivités ont déjà pris position : la région Occitanie a annoncé un engagement de 5 millions d’euros, tandis que la région Provence-Alpes-Côte d’Azur prévoit 3 millions d’euros supplémentaires. Des contributions qui participent à la dynamique du dossier, mais qui restent éloignées des besoins globaux estimés.
Dans ce contexte, la présidente de la Région Occitanie, Carole Delga, insiste sur la mobilisation collective qui a permis d’aboutir à cette offre : « Il y a un mois, beaucoup considéraient que l’avenir de Fibre Excellence était scellé. Avec les salariés, les organisations syndicales, les collectivités et de nombreux partenaires industriels et financiers notamment de la filière bois, nous avons refusé cette fatalité », déclare-t-elle.
Elle précise également que le projet repose sur « un business plan réaliste, une gouvernance solide et une véritable ambition industrielle », tout en appelant à un engagement renforcé de l’État pour sécuriser la suite du dossier.
À quelques jours de l’audience, les discussions se concentrent désormais sur la capacité du porteur de projet à consolider ses financements et à réunir l’ensemble des partenaires. Le tribunal de commerce de Toulouse devra, lui, trancher sur la viabilité de cette offre, dont dépend l’avenir de plusieurs centaines de salariés et de deux sites industriels majeurs.









