EXCLUSIF. Un nourrisson de deux mois se trouve entre la vie et la mort à l’hôpital des enfants après avoir été victime de violences. Pris en charge fin juin à la suite d’un appel des secours, l’enfant présente de graves traumatismes. Placé en garde à vue le 1er juillet 2026 avec sa conjointe, le père, âgé de 26 ans, a finalement reconnu avoir secoué son fils lors d’un accès de colère. Face aux conclusions accablantes des médecins légistes et de l’entourage familial, les suspects doivent être présentés ce vendredi après-midi devant un juge d’instruction en vue d’une mise en examen.
Il a à peine deux mois de vie et lutte déjà contre la mort. Depuis sa prise en charge à l’hôpital des enfants après avoir été secoué, le petit Léo est toujours en soins intensifs. Son père devrait être présenté à un juge pour des violences. La vie du nourrisson est en grave danger. S’il s’en sort, il pourrait porter des séquelles pendant de longues années.
L’alerte donnée par le père
L’affaire prend sa source à la fin du mois de juin. Vers le 24, un jeune père de famille de 26 ans appelle les secours. Son fils est « bizarre », il semble mou et sa peau est livide. Une ambulance du Samu est dépêchée sur place. Le nourrisson est ensuite transféré aux urgences de l’hôpital des enfants dans un état d’extrême inquiétude.
Des soupçons de maltraitance confirmés
Au fil des examens pratiqués par les médecins, les suspicions de maltraitance s’accentuent. L’alerte est finalement donnée à la police nationale, qui place, ce 1er juillet 2026, le père et la mère en garde à vue. Les investigations ont été confiées au groupe « famille » de la brigade des atteintes aux personnes.
Un huis clos familial violent
L’audition de l’entourage est également effectuée. Les témoignages des proches s’avèrent accablants. Certains assurent que le couple a déjà été violent avec le nouveau-né, notamment le père.
L’interrogatoire des parents dévoile peu à peu les coulisses dramatiques de ce huis clos familial. L’enfant est régulièrement insulté, son père ne supporte pas les cris. Après avoir nié toute violence physique, le suspect principal et sa conjointe ont finalement reconnu des violences. Le papa a même avoué avoir secoué Léo dans un moment de colère. Des mouvements qui ont provoqué de graves traumatismes. À ce stade, les blessures pourraient devenir mortelles. Pour l’heure, le médecin légiste a prescrit quarante-cinq jours d’ITT, ce qui, sur un plan légal, est très important.
Une requalification pénale possible
Ce vendredi après-midi, le père et la mère devraient être mis en examen pour violences volontaires sur mineur. Les poursuites pourraient être requalifiées en violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner si le nourrisson succombait à ses blessures.












