Toulouse subirait ce jeudi après-midi plusieurs incendies simultanés chemin de Fenouillet, chemin de la Plage et rue des Mésanges, à proximité d’un site Safran. Les pompiers interviennent en urgence, tandis qu’un impressionnant panache de fumée noire est visible depuis la rocade. Le secteur nord est sous haute surveillance après le black-out du 19 juin dernier. Ce que l’on sait.
Un panache de fumée s’élève ce jeudi après-midi au-dessus de la Ville rose, visible à plusieurs kilomètres à la ronde. Les automobilistes, qu’ils circulent sur la rocade Arc-en-Ciel, sur le périphérique sud ou à la hauteur de Balma, l’aperçoivent nettement au loin. À Pibrac, des lecteurs de La Dépêche s’interrogent également. Sur les réseaux sociaux toulousains, les questions se multiplient, alimentées par cette colonne sombre qui monte dans le ciel.
Selon les premiers éléments, le feu a pris vers 14 h 10 au 41 rue des Mésanges, dans le nord de Toulouse. Les sapeurs-pompiers ont été engagés pour l’incendie de deux véhicules légers. Mais les flammes se sont rapidement propagées à la végétation voisine, composée de broussailles sèches, dans un secteur sensible, à proximité du chemin de Fenouillet et du chemin de la Plage.
Le camping menacé
La situation a immédiatement retenu l’attention des secours en raison de plusieurs enjeux situés dans l’environnement direct du sinistre. Le feu menaçait notamment le camping de Rupé. L’action rapide des sapeurs-pompiers a permis de protéger le site. Par précaution, l’ensemble des occupants du camping a été évacué et mis à l’abri sur un point de rassemblement installé à l’entrée de l’établissement.

Aucune victime n’est à déplorer à ce stade. Actuellement, dix engins de lutte contre les feux d’espaces naturels et une soixantaine de soldats du feu sont mobilisés sur place pour contenir le sinistre et éviter toute reprise. La progression des flammes fait l’objet d’une surveillance étroite dans ce secteur où se trouvent également plusieurs installations sensibles, dont un site industriel de l’entreprise Safran.
Ce même secteur avait déjà été le théâtre d’un sinistre majeur le 19 juin 2024. L’incendie avait alors nécessité la coupure préventive de lignes à haute tension, provoquant un vaste black-out pour 47 000 foyers toulousains. Selon les informations de La Dépêche du Midi, il pourrait cette fois s’agir d’ordures brûlées. Des feux ont-ils été allumés volontairement à proximité du bidonville de Ginestous ? L’enquête devra confirmer ces premiers éléments.












