La quête de protoxyde d’azote, gaz festif prisé des jeunes, a failli virer au drame à Toulouse. Deux jeunes femmes de 22 ans ont essuyé des tirs d’arme à feu, mercredi, lors d’une nuit d’euphorie. L’enquête pour tentative de meurtre se poursuit. Le tireur, qui reste activement recherché, s’est-il tout bonnement trompé de cible ?
L’une des deux fêtait son anniversaire. Un bon prétexte, aux yeux de ces jeunes femmes de 22 ans, pour se rendre dans le quartier du Mirail, à Toulouse, se ravitailler en bonbonnes de protoxyde d’azote. Non classé comme produit stupéfiant, ce gaz hilarant fait des ravages au sein de la jeunesse qui l’inhale dans des ballons de baudruche.
La soirée festive dérape
Mais les deux amies ne s’attendaient pas à vivre une telle fin de nuit au commissariat. Vers 3 h 30 du matin, mercredi, elles abordent en voiture le secteur Louis-Pergaud, quartier Bellefontaine, fenêtres ouvertes et musique à fond.
« Elles avaient, semble-t-il, toutes deux consommé du protoxyde d’azote », assure un fin connaisseur du dossier. Euphoriques, sans doute chantent-elles à tue-tête en taillant la route dans les rues désertes. Et la soirée a dérapé.
Une insulte, deux coups de feu
Ont-elles dérangé un individu dans ses activités illégales ? Ou tout simplement un riverain chatouilleux, excédé par le vacarme musical ? Une insulte, selon elles, a précédé de très peu deux tirs d’arme à feu.
L’un des projectiles s’est fiché dans la portière de la passagère. Par chance, cette dernière n’est que très légèrement blessée au niveau d’une cuisse. La police est arrivée sur place. La voiture a été remorquée jusqu’au commissariat et les victimes, auditionnées.
Enquête ouverte pour tentative de meurtre
Deux douilles de 9 mm ont été retrouvées sur les lieux de la fusillade, corroborant le récit des jeunes femmes. À ce stade, le suspect de cet acte fou et incontrôlé n’a pas encore été identifié par les forces de l’ordre.
Confiée par le parquet de Toulouse à la Dcos (Division de la criminalité organisée et spécialisée), l’enquête vise une « tentative de meurtre ». Les policiers s’interrogent : « la voiture des victimes (une Golf blanche, NDLR) n’a-t-elle pas été confondue avec une autre par le tireur ? ». Un antagoniste ? Un concurrent ? Pour le duo en goguette, la soirée d’anniversaire aurait tout aussi bien pu s’achever à la morgue. Tout sauf hilarant.












