Condamné en appel dans l’affaire des assistants parlementaires du RN, Louis Aliot conserve son fauteuil de maire de Perpignan. L’élu catalan, dont la peine a été réduite par rapport à la première instance, conteste toujours les faits qui lui sont reprochés et envisage un recours en cassation.
La cour d’appel de Paris a rendu son arrêt ce mardi 7 juillet 2026 dans l’affaire des assistants parlementaires européens du Rassemblement national (RN). Une décision très attendue, notamment dans les rangs du parti, qui concerne plusieurs anciens cadres du Front national (FN), devenu depuis le RN, parmi lesquels Marine Le Pen et Louis Aliot.
Pour le maire de Perpignan, la décision est finalement moins sévère que celle prononcée en première instance. L’élu catalan est condamné à un an de prison avec sursis, deux ans d’inéligibilité avec sursis ainsi qu’à une amende de 5 000 euros. Une peine qui lui permet de conserver son fauteuil de maire, alors qu’il avait été réélu lors des dernières élections municipales.
Cette décision marque une évolution importante par rapport au premier jugement, qui avait retenu une peine de 18 mois de prison, dont 12 avec sursis. Comme plusieurs autres prévenus dans ce dossier, Louis Aliot voit donc les sanctions prononcées à son encontre être réduites à l’issue de la procédure d’appel.
Louis Aliot maintient sa contestation après le verdict
Quelques heures après l’annonce de la décision, le maire de Perpignan a fait connaître sa réaction. S’il reconnaît une condamnation moins lourde qu’en première instance, il continue toutefois de contester les faits qui lui sont reprochés dans cette affaire.
« Ce mardi 7 juillet 2026, la Cour d’appel de Paris a livré son verdict dans l’affaire dite “des assistants parlementaires du RN“. En ce qui me concerne, c’est un jugement plus clément et qui tranche considérablement avec l’extrême sévérité de la condamnation prononcée à mon encontre lors du procès en première instance », a-t-il déclaré.
Louis Aliot estime néanmoins que cette décision ne répond pas totalement à ses attentes. « Je ne peux me satisfaire d’une décision qui ne rétablit pas totalement mon innocence et mon honneur », a-t-il ajouté, annonçant envisager un pourvoi en cassation afin de poursuivre la contestation judiciaire.
Dans sa prise de parole, l’élu perpignanais a également tenu à apporter son soutien aux autres responsables du RN concernés par cette procédure, au premier rang desquels Marine Le Pen.
Marine Le Pen également condamnée en appel
La présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale a elle aussi été reconnue coupable par la cour d’appel de Paris. Sa peine a cependant été elle aussi revue à la baisse par rapport au jugement initial.
Marine Le Pen écope de trois ans de prison, dont deux avec sursis et une année ferme aménageable sous bracelet électronique, ainsi que d’une amende de 100 000 euros. La cour a également prononcé une peine d’inéligibilité de 45 mois, dont 30 avec sursis.
Cette décision est moins sévère que celle rendue en première instance, qui prévoyait notamment cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire. Elle est également inférieure aux réquisitions formulées par le parquet général lors de l’audience d’appel.












