TÉMOIGNAGE. Passionné par le Tour de France depuis l’enfance, un professeur de SVT de la région toulousaine vit son premier été dans la caravane iconique pour la marque Le Gaulois. Thibault lance des goodies sur les routes de la Grande Boucle. La Dépêche du Midi vous raconte comment ce rêve est devenu réalité.
C’est en regardant défiler la caravane l’été dernier, dans les rues de Toulouse, que tout a basculé. « Voir l’ambiance qu’il y avait, ça m’a donné envie de le faire », confie Thibault.
Professeur de SVT dans deux collèges de Haute-Garonne, à Seilh et à Revel, le voilà sélectionné pour rejoindre l’équipe de la marque Le Gaulois sur la plus grande course cycliste du monde : le Tour de France 2026, qui se déroule du 4 au 26 juillet, pour la 113e édition.
Mais comment arrive-t-on à participer à cette compétition iconique ?

« Nous avons eu plein de goodies »
La procédure – loin d’être palpitante – est celle d’un recrutement classique avec lettre de motivation, CV, puis entretien en visioconférence. Les candidats postulent auprès d’agences événementielles qui travaillent pour différentes marques partenaires de la caravane. Ce sont ensuite ces agences qui opèrent la sélection.
« C’est Oconnection qui m’a choisi », explique-t-il. Dans sa lettre de motivation, il avait notamment mentionné la cible géante peinte aux couleurs du maillot à pois, qu’il avait confectionnée avec sa belle-sœur l’année précédente, afin de récolter un maximum de cadeaux au passage de la caravane. Thibault n’a ensuite pas manqué d’ajouter : « Notre stratagème a bien fonctionné, nous avons eu plein de goodies. »
Une passion devenue réalité
Thibault est un grand amateur du Tour depuis son plus jeune âge. « Mes parents et grands-parents le regardent assez régulièrement, comme beaucoup de Français », confie le professeur. « J’ai assisté à plusieurs reprises à des départs, arrivées et passages dans la région, notamment à Ax-les-Thermes et à Castelsarrasin. » Mais c’est l’édition 2025, à Toulouse, qui a définitivement allumé l’étincelle.
Au lieu de l’attraper, il lancera la marchandise
Cette année, il ne sera pas spectateur, mais acteur. Son rôle : distributeur, soit celui qui, arrimé au véhicule, lance les goodies vers la foule massée sur le bord des routes. La marque Le Gaulois n’étant pas présente sur les étapes espagnoles du départ, l’aventure débuté pour lui à Carcassonne et s’achèvera le 26 à Paris, avec les seules pauses des jours de repos officiels.
« Même si les journées sont longues, ça peut être de beaux moments »
Les journées s’annoncent longues et intenses, avec une préparation des chars le matin, l’étape dans l’après-midi, puis le déplacement vers la ville-départ du lendemain. « J’ai discuté l’été dernier avec des caravaniers qui passaient. Vraiment, on voit qu’ils prennent plaisir. Même si les journées sont longues, ça peut être de beaux moments », assure-t-il.
Côté parcours, l’étape Carcassonne-Foix et les Pyrénées qui l’accompagnent l’enthousiasmaient particulièrement. De la famille viendra même tenter de l’apercevoir sur l’étape en direction de Bordeaux.
Quant à ses élèves ? « Ils ne savaient rien », sourit leur professeur. L’idée de leur lancer des goodies au bord de la route amuse visiblement beaucoup le professeur. Une expérience qu’il n’hésitera pas à renouveler si l’occasion se présente pour les prochaines éditions du Tour. En tout cas, il en gardera des souvenirs à vie.










