Nîmes est la ville française où les étudiants utilisent le moins l’intelligence artificielle pour leurs travaux universitaires, selon une étude publiée par Adobe Acrobat. Avec un taux d’adoption de 10%, le chef-lieu du Gard se situe très loin de la moyenne nationale.
Les étudiants nîmois sont ceux qui utilisent le moins l’intelligence artificielle en France pour rédiger, traduire ou corriger leurs travaux universitaires, selon une étude de l’éditeur de logiciels Adobe Acrobat publiée début juillet.
Seuls 10% des répondants déclarent y avoir recours, contre 45% en moyenne à l’échelle nationale.
Adoption de l’intelligence artificielle : un écart important avec la moyenne nationale
Ce taux place Nîmes en tête des villes françaises où l’adoption de ces outils est la plus faible. Le Havre suit avec 13%, devant Nice (20%), Toulouse (23%) et Lille (27%). À l’inverse, Clermont-Ferrand affiche un taux d’utilisation de 86%.
L’étude souligne que le niveau d’adoption observé à Nîmes est plus de huit fois inférieur à celui de Clermont-Ferrand. Toujours en Occitanie, Montpellier atteint 59%.
Des usages qui progressent dans l’enseignement supérieur
Au niveau national, 29% des personnes interrogées estiment que l’intelligence artificielle est l’outil qui leur fait gagner le plus de temps. Les outils de traduction instantanée, comme DeepL, sont cités par 16% des répondants.
L’étude indique également que 22% des étudiants considèrent que les outils numériques ont amélioré la qualité de leur travail. Par ailleurs, 21% estiment que l’IA a eu un effet positif sur leur créativité, tandis que 15% pensent qu’elle les a rendus moins créatifs et 15% reconnaissent être devenus « plus paresseux ».
L’enquête, intitulée “L’université : d’hier vs celle d’aujourd’hui”, a été menée par Adobe Acrobat auprès de 1 500 étudiants et diplômés universitaires en France, en Allemagne et au Royaume-Uni, dont 500 répondants français, entre le 14 et le 19 février 2026. Le nombre de participants dans chaque ville n’est cependant pas précisé.











