Le Parc de la Préhistoire de Tarascon-sur-Ariège renouvelle son parcours avec l’arrivée de deux nouveaux géants de l’ère glaciaire, tandis que le célèbre mammouth de Baulou quitte temporairement le musée pour une restauration d’envergure. Un chantier qui doit permettre de préserver l’un des plus remarquables spécimens de mammouth découverts en France.
Les visiteurs du Parc de la Préhistoire de Tarascon-sur-Ariège, qui fêtait ses 30 ans l’année dernière, devront patienter avant de retrouver l’un des symboles du site. Le mammouth de Baulou, exposé depuis 2009, a quitté les espaces du musée pour rejoindre un atelier spécialisé où il va bénéficier d’une importante restauration. Pendant son absence, le parcours muséographique évolue avec l’arrivée de deux nouveaux représentants de la faune de l’ère glaciaire.
Le public peut désormais découvrir Olga, un squelette de mammouth femelle venu de Sibérie, ainsi qu’une reconstitution grandeur nature d’un rhinocéros laineux. Deux pièces qui permettent au parc de renouveler son approche autour des grands animaux disparus du Paléolithique.
Deux nouveaux pensionnaires venus de l’époque glaciaire
Première nouveauté visible dans les salles du musée : Olga, un mammouth femelle de 2,20 mètres de haut. Contrairement aux imposants spécimens mâles souvent présentés dans les collections préhistoriques, cet animal présente un gabarit plus réduit. Son squelette est composé à plus de 80% d’ossements authentiques découverts dans les dépôts de la rivière Irtych, dans la région de Tioumen, en Sibérie centrale. Olga restera exposée durant toute la période de restauration du mammouth de Baulou.
À ses côtés, un rhinocéros laineux reconstitué à taille réelle rejoint également le parcours. Cette espèce, adaptée aux conditions climatiques extrêmes, pouvait atteindre près de deux mètres au garrot et peser jusqu’à deux tonnes. Sa silhouette est complétée par une épaisse toison réalisée à partir de crin de cheval véritable, préparé puis implanté manuellement.
Ces nouvelles installations viennent compléter l’espace consacré à la mégafaune aux côtés du cerf mégacéros et du bison. Le parcours doit encore évoluer avec l’arrivée prochaine d’un crâne de rhinocéros comparable à celui découvert dans la grotte du Mas-d’Azil, puis d’un fac-similé d’une peinture de rhinocéros issue de la grotte Chauvet.
Le mammouth de Baulou entre en restauration
Si le célèbre squelette ariégeois a quitté son emplacement, c’est pour une intervention destinée à assurer sa préservation dans le temps. Découvert en 1901 lors des travaux de la ligne ferroviaire Foix-Saint-Girons, le mammouth de Baulou figure parmi les spécimens les plus remarquables retrouvés en France. Son fémur, long de 1,19 mètre, témoigne notamment de ses dimensions exceptionnelles.
Après des dégradations constatées en 2024, sa restauration a été confiée à l’entreprise Eldonia. Le chantier prévoit une consolidation de la structure, une reprise de certains assemblages anciens et une nouvelle mise en posture plus conforme aux connaissances scientifiques actuelles. Le Parc de la Préhistoire explique que cette opération doit permettre « d’assurer sa conservation à long terme ». Le mammouth de Baulou doit retrouver sa place dans les salles du musée au printemps 2027.











