Face aux nuisances qui persistent la nuit dans certains quartiers de Bonneuil-sur-Marne, le maire annonce de nouvelles mesures. Marches nocturnes, présence renforcée, dialogue avec les familles ou encore ouverture tardive de certains équipements : voici ce qui va changer.
« Je les ai entendus ». Alors qu’il s’était déjà adressé à ses administrés « sur les questions de tranquillité publique » à la fin du mois de juillet, le maire de Bonneuil-sur-Marne vient de leur écrire une nouvelle lettre « pour rendre compte de ce qui a été fait, reconnaître ce qui ne suffit pas encore et dire ce que nous allons faire de plus ». Et ce, alors que « depuis plusieurs semaines, des habitants continuent de subir, dans certains quartiers, des nuisances nocturnes qui rendent leurs nuits particulièrement difficiles ».
Ce que la Ville de Bonneuil-sur-Marne a déjà fait
Difficultés notamment exacerbées par la canicule, selon Denis Öztorun : « Dans des logements parfois petits ou surchauffés, beaucoup de jeunes cherchent un peu d’air et de fraîcheur dehors jusque tard. Dans le même temps, des familles, sans autre moyen de rafraîchir leur logement, dorment les fenêtres ouvertes. Les uns cherchent l’air dehors. Les autres cherchent l’air en ouvrant leurs fenêtres. Et les mêmes nuits deviennent difficiles pour tous ». Pour autant, il souligne que « comprendre n’est pas excuser ».
« La chaleur explique une occupation plus importante de l’espace public ; elle ne donne à personne le droit d’empêcher les autres de dormir ». Ainsi, la municipalité a agi pour « ramener de la tranquillité » : « présence renforcée sur le terrain, médiation, animations, police municipale, sécurisation de certains espaces, activités au pied des immeubles, dialogue avec les familles et les bailleurs, travail avec la police nationale et vidéoprotection mise à disposition des services de l’État lorsqu’elle est nécessaire ».
Et ce qu’elle compte mettre en place face aux nuisances
« Mais agir ne signifie pas prétendre que tout est réglé. Dans certains secteurs et à certaines heures, ce que nous faisons ne suffit pas encore », concède Denis Öztorun. C’est pourquoi « la présence humaine en soirée là où les difficultés se concentrent et la coordination entre médiateurs, animateurs, éducateurs, police municipale, bailleurs et services de l’État » vont être renforcées. La Ville va aussi « poursuivre le travail engagé avec la police nationale et la Justice afin d’apporter des réponses plus rapides et plus fermes ».
« Des marches nocturnes de tranquillité » vont par ailleurs être organisées « avec habitants, bailleurs, élus et services municipaux, pour constater ensemble les difficultés aux heures où elles se produisent et décider des réponses concrètes ». Dans le même temps, la municipalité va aller « davantage vers les familles ». « Lorsqu’un mineur est régulièrement impliqué dans des nuisances, ses parents doivent être rapidement informés, rencontrés et associés à la recherche d’une solution ».
Enfin, lors des fortes chaleurs, le maire envisage « l’ouverture plus tardive de certains équipements ou espaces municipaux, afin que les jeunes puissent se retrouver sans que les pieds d’immeubles soient leur seule possibilité ». « Nous continuerons à agir, à évaluer ce qui fonctionne et à changer ce qui doit l’être », affirme l’élu qui continuera aussi « à demander à l’État de donner à ses services les moyens nécessaires pour agir ». « Le maire n’est pas l’État. Il ne se substitue ni à la Police nationale ni à la Justice ».











