Depuis plusieurs semaines, une quinzaine de caravanes de gens du voyage sont installées sur un terrain privé situé avenue de Castres, à Balma, à la frontière avec Quint-Fonsegrives. Alors que la mairie indique qu’un départ est prévu avant le 30 août, certaines familles assurent vouloir quitter les lieux dès ce vendredi 21 août. Sur place, elles nous expliquent les raisons de leur installation et dénoncent le manque d’aires d’accueil disponibles dans l’agglomération toulousaine.
Une nouvelle installation dans la commune… Depuis plusieurs semaines, une quinzaine de caravanes de gens du voyage ont pris place sur un terrain privé de Balma, à la frontière avec Quint-Fonsegrives. Si certaines familles indiquent vouloir quitter les lieux dès ce vendredi 21 août, d’autres devraient rester au moins jusqu’à la fin du mois. Sur place, elles nous ont expliqué leurs difficultés à accéder aux différentes aires d’accueil.
Une quinzaine de caravanes installées
Si vous avez emprunté la route de Castres ces dernières semaines, vous n’êtes probablement pas passé à côté des caravanes installées sur un terrain particulièrement verdoyant. « Elles se sont installées sur notre commune, sur ce terrain privé situé au 127 route de Castres, confirme la mairie de Balma. La police municipale est intervenue avec la gendarmerie et le responsable du groupe s’est engagé à faire partir les familles avant le 30 août ».
Si la quinzaine de caravanes n’a, selon la mairie, pas occasionné de dégradations, la commune indique tout de même avoir déposé plainte ce jeudi 21 août « pour vol d’eau et d’électricité ». Le terrain étant privé, « le propriétaire devra de son côté faire le nécessaire avec la préfecture si les familles ne partent pas », ajoute la mairie.
« Les aires d’accueil ne sont pas assez nombreuses »
Des démarches que le propriétaire n’aura peut-être pas à effectuer. Sur place, nous avons rencontré un couple qui assure avoir prévu de quitter les lieux dès ce vendredi. « Nous sommes itinérants, expliquent-ils. On est venus à Toulouse pour les hôpitaux. Il y a une petite clinique ici qui est très bien. Sinon, nous sommes originaires des Pyrénées-Orientales ».

Au fil de la conversation, ils évoquent leurs difficultés à trouver des emplacements. « Les communes ne respectent pas les quotas d’aires d’accueil pour les gens du voyage. Ici, dans l’agglomération toulousaine, il n’y en a pas assez. Et c’est problématique. Sur les aires de grand passage, des gens du voyage sédentaires les occupent toute l’année. Et les aires d’accueil ne sont ouvertes que l’été. Comment voulez-vous qu’on fasse ? C’est pour ça qu’on est là, on n’a pas le choix », affirme le couple, qui assure ne pas avoir dégradé les lieux.
Sur place, le camp apparaît propre. Des conteneurs ont même été installés, à la demande des familles, afin de maintenir le terrain privé en bon état. Le couple tient également à dénoncer ce qu’il considère comme les comportements de certains membres de la communauté, qui nuiraient à l’image de l’ensemble des gens du voyage : « Il y a des abus de certains gens du voyage qui créent une généralité. Nous, on est des Français qui respectent la France, qui travaillent et qui paient des impôts ».













