Onze habitants d’Ille-sur-Têt deviennent les interlocuteurs privilégiés de la gendarmerie dans cette commune des Pyrénées-Orientales. Elle vient d’intégrer le dispositif “Participation citoyenne”, destiné à renforcer la prévention de la délinquance.
À Ille-sur-Têt, dans les Pyrénées-Orientales, onze habitants volontaires vont jouer un rôle de relais entre la population et la gendarmerie. La commune a officiellement rejoint, mercredi 19 août 2026, le dispositif “Participation citoyenne”.
L’objectif est de renforcer la prévention de la délinquance grâce à une meilleure circulation des informations entre habitants, élus et forces de sécurité. Le dispositif est déjà déployé dans environ 5 600 communes en France.
Un protocole en ce sens a été signé par le préfet des Pyrénées-Orientales, Pierre Regnault de la Mothe, le maire Alain Fabresse et le lieutenant-colonel Franck Racine, commandant en second du groupement de gendarmerie départementale. Située à une vingtaine de kilomètres à l’Ouest de Perpignan, Ille-sur-Têt compte environ 5 500 habitants.
Des habitants en lien avec un gendarme référent
Les onze citoyens référents ont été désignés sur la base du volontariat. Leur rôle est notamment de relayer les conseils de prévention et de transmettre aux forces de sécurité les informations qu’ils jugent utiles. Ils peuvent ainsi aider à mieux faire connaître des dispositifs comme l’Opération tranquillité vacances.
Ils sont accompagnés par un gendarme référent. Une réunion doit être organisée au moins une fois par trimestre pour suivre le fonctionnement du dispositif et l’adapter si nécessaire à la situation locale.
La “Participation citoyenne” ne donne pas aux habitants un rôle de policiers, précise la préfecture. Le dispositif repose sur leur vigilance et leur solidarité, sans se substituer à l’action de la gendarmerie nationale.
Un protocole prévu pour trois ans
La mise en place du dispositif intervient après un diagnostic local de sécurité. Entre janvier et juillet 2026, la délinquance enregistrée à Ille-sur-Têt est restée globalement stable par rapport à la même période en 2025, malgré plusieurs évolutions relevées par les autorités.
Le protocole est conclu pour trois ans et sera ensuite renouvelé par tacite reconduction. Un bilan annuel pourra être présenté à la population.














