Strasbourg, Tours, Caen, plusieurs maires se positionnent pour dire non à la venue de Patrick Bruel dans leur ville pour sa tournée anniversaire, mais pas le maire de Toulouse. Jean-Luc Moudenc insiste sur l’État de droit. Le chanteur est mis en examen dans quatre dossiers de violences sexuelles.
Strasbourg, Tours, Caen, Dijon, Chartres, plusieurs maires se positionnent pour dire non à la venue de Patrick Bruel dans leur ville pour sa tournée anniversaire, mais pas le maire de Toulouse. Jean-Luc Moudenc, élu de centre droit non encarté, insiste sur l’État de droit. « Je ne suis pas procureur », affirme l’édile à ICI Occitanie ce mercredi 26 août 2026. Le chanteur de 67 ans est mis en examen dans quatre dossiers de violences sexuelles et est visé par 31 plaintes pour viol ou agression sexuelle. Il nie la totalité des faits reprochés.
À Toulouse l’opposition municipale s’indigne, le maire répond « on est dans un État de droit »
Patrick Bruel doit débuter début octobre une tournée de 35 dates pour les 35 ans de son album « Alors regarde », parmi lesquelles , le Zénith de Toulouse le 4 novembre. Jean-Luc Moudenc ne s’oppose pas à sa venue, l’opposition municipale, notamment le PS et LFI, s’en indigne et réclame à l’édile de demander l’annulation du concert.
Questionné par ICI Occitanie sur l’affaire Patrick Bruel en marge d’une conférence de presse sur la rentrée scolaire, Jean-Luc Moudenc a précisé sa pensée : « Ce type de violence, je le condamne sans appel. Simplement on ne peut pas être attaché à l’état de droit que certains extrêmes remettent en cause et vouloir se substituer à la justice. Je ne suis pas procureur. Lorsque un chanteur fait l’objet d’une condamnation, je demande à ce que le concert n’ait pas lieu. Si Patrick Bruel a des choses à décider, il doit les décider lui-même. Je n’ai pas la légitimité démocratique et je suis choqué que mes opposants soient prêts à rayer l’état de droit de la carte uniquement pour des postures politiques. »
Questionné sur la prise de position de la ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé, qui a dit sur France Info que, pour elle, les conditions n’étaient pas réunies pour que Patrick Bruel se produise sur sa tournée de concert, Jean-Luc Moudenc a redit : « Je ne suis ni le gouvernement, ni le procureur de la République » et le maire de Toulouse a insisté sur sa posture en disant « À ce moment-là, foutons en l’air l’état de droit et ce sera l’anarchie complète.«
https://www.francebleu.fr/occitanie/haute-garonne-31/toulouse-31555














