Le Rose Festival commence ce jeudi, à 14 heures au MEETT. Près de 120 000 personnes sont attendues à Aussonne jusqu’à samedi pour écouter les plus grands artistes du moment : Aya Nakamura, Dj Snake, Disiz. Une preuve supplémentaire que le festival prend de plus en plus d’ampleur chaque année.
A quelques jours du début du festival ce jeudi, Nathan était bredouille. Il n’avait pas réussi à trouver de place pour l’édition 2026 du Rose Festival. Mais un matin des amis le sollicitent pour les aider à déménager. En récompense, elles lui offrent une place pour la journée du jeudi : « Je suis super content, réagit-il. En plus, la programmation musicale de jeudi est ma préférée des quatre jours. Je suis un fan du rappeur américain Macklemore, et de pouvoir danser sur ses musiques à Toulouse, c’est trop bien. »
Macklemore fait partie des nouvelles têtes d’affiche du festival, avec Aya Nakamura et DJ Snake, entre autres : « Mais j’ai aussi hâte de voir Ino Casablanca, Miki, deux artistes moins connus que j’adore, s’impatiente Nathan. Et puis, l’arrivée de dernière venue, Disiz, que j’attends énormément. »
De l’autre côté de la Garonne, dans le quartier Saint-Cyprien, Emy, chignon brun et ballerines aux pieds, sort à peine sortie du travail. Dans quelques heures, elle sera au Rose Festival sur les trois jours. Une habitude pour la Toulousaine, qui a fait toutes les éditions depuis la création du festival en 2022 : « Je me régale chaque année, trépigne-t-elle. C’est vraiment mon rendez-vous de la fin de l’été. »
« Je paierais 200 euros s’il le fallait »
Le prix d’un ticket à la journée est passé de 46 euros à 89 euros en cinq ans. Une inflation de 43 € qui ne freine pas la Parisienne de naissance, incapable d’être infidèle à son festival préféré : « Il faut reconnaître que ça fait mal au porte-monnaie, mais j’aime tellement le Rose Festival. Ça ne me dérange pas de mettre ce prix-là, même s’il fallait mettre 200 euros, je les mettrais » sourit-elle.
À l’instar de Nathan et Emy, Annaëlle habite dans la Ville rose. Mais preuve que le festival attire des personnes de tous horizons, son frère vient d’Orléans juste pour l’occasion. Un voyage de plus de six heures : « C’est la première fois que je vais faire un festival avec mon frère. Je suis trop contente d’y aller avec lui, et on est surtout très impatients parce qu’on a des places que pour le samedi, encore quelques jours à attendre, c’est dur. » Près de 120 000 festivaliers sont attendus jusqu’à samedi.
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