Une vaste opération de police a été menée mercredi 2 septembre dans le secteur de La Mounède, dans l’ouest de Toulouse. Plus de 100 fonctionnaires ont procédé à des contrôles d’identité et de véhicules. Une arme a été découverte et plusieurs véhicules ont été confisqués, dont un signalé volé.
Un important dispositif policier a été déployé mercredi 2 septembre après-midi à La Mounède, dans l’ouest de Toulouse, signale la police nationale sur ses réseaux sociaux. Plus de 100 fonctionnaires ont participé à cette opération destinée notamment à rechercher des armes détenues illégalement et des véhicules susceptibles de provenir de vols ou de recels.

De nombreux contrôles d’identité et de véhicules ont été réalisés sur place. Selon la police nationale de la Haute-Garonne, l’intervention a permis de découvrir une arme et de confisquer plusieurs véhicules. L’un d’entre eux était signalé volé. Les autorités n’ont, pour l’heure, communiqué ni la nature de l’arme saisie ni le nombre exact de véhicules concernés.
Une voiture avait percuté un scooter avant d’entrer dans le camp
Cette opération intervient quelques jours après une course-poursuite particulièrement tendue, révélée par La Dépêche du Midi, qui s’était achevée dans le camp de La Mounède dimanche 30 août, vers 23 heures.
Tout avait commencé dans le quartier voisin des Pradettes. Les policiers de la brigade spécialisée de terrain du Mirail avaient voulu contrôler une voiture circulant à vive allure à proximité d’un point de vente de protoxyde d’azote. Après s’être brièvement immobilisé, le conducteur avait redémarré brutalement. Durant sa fuite, le véhicule avait percuté un scooter de 50 cm³, sans s’arrêter, tandis qu’une bouteille de protoxyde d’azote avait été jetée depuis l’habitacle.
Quatre fonctionnaires encerclés
La voiture avait ensuite emprunté une impasse conduisant au camp de La Mounède. Ses occupants avaient sauté du véhicule encore en mouvement avant de s’enfuir à pied.

Deux policiers partis à leur poursuite avaient été bloqués par une trentaine de personnes tandis que leurs deux collègues, restés près de la voiture abandonnée, faisaient face à une vingtaine d’individus.
Regroupés, les quatre fonctionnaires s’étaient retrouvés encerclés par une cinquantaine de personnes et avaient essuyé des menaces de mort. Ils avaient utilisé du gaz lacrymogène pour se protéger jusqu’à l’arrivée des renforts. Aucun policier n’avait été blessé. Le conducteur et ses passagers étaient alors parvenus à prendre la fuite.













