La soirée a viré au parcours du combattant pour des centaines de voyageurs, jeudi 10 septembre à Toulouse. Peu après 18 heures, la présence d’un homme sur les voies ferrées a contraint la SNCF à interrompre le trafic. Certains trains ont accusé plus de trois heures de retard. Interpellé par les agents de la sûreté ferroviaire, un homme de 56 ans a été déféré ce vendredi au parquet de Toulouse. Le préjudice subi par la SNCF est encore en cours d’évaluation.
C’est un endroit inhabituel pour se promener, il est même fortement déconseillé lorsqu’on tient à rester en vie. Un homme a longuement déambulé sur les voies ferrées ce jeudi à Toulouse.
« Je devais rentrer chez moi et ça a gâché une partie de ma soirée », confie Jérôme. Ce jeudi 10 septembre, son train a accusé plus de trois heures de retard à Toulouse. « Nous pensions que quelqu’un avait été percuté. Tout le monde spéculait », poursuit ce trentenaire originaire de la banlieue toulousaine.
Comme lui, des centaines de passagers mécontents ont dû longuement patienter. Certains ont cherché une autre solution pour rejoindre leur domicile. « J’ai dû commander un VTC pour rentrer. J’espère que la SNCF prendra en charge ce frais imprévu », souffle-t-il.
Un homme sur les rails
Tout commence peu après 18 heures quand le trafic ferroviaire est interrompu. Les agents de la SUGE, la sûreté ferroviaire de la SNCF, interviennent pour régler une situation inhabituelle. Aucun accident n’est signalé. La raison de l’interruption est surprenante : un homme de 56 ans s’est introduit sur les voies ferrées puis a marché tout tranquillement le long des rails, au risque d’être mortellement percuté. Les agents parviennent finalement à l’interpeller et à sécuriser le secteur, mais les conséquences sur la circulation des trains sont déjà importantes.
Un geste inexpliqué
Les raisons de sa présence sur les voies restaient, vendredi, à déterminer. Voulait-il réellement perturber le trafic ou traversait-il un épisode de détresse psychologique ? À ce stade, les circonstances et ses motivations restent à éclaircir.
Une expertise psychiatrique pourrait notamment être envisagée afin d’évaluer son état de santé mentale.
Déféré au parquet
Le quinquagénaire a été auditionné ce vendredi par le groupe d’appui judiciaire de la rive droite, avant d’être déféré au parquet de Toulouse. Il devrait prochainement être convoqué devant la justice.
D’ici là, la SNCF doit achever le calcul de son préjudice. L’éventuelle demande d’indemnisation adressée au mis en cause pourra ensuite être débattue devant les juges.












