De Los Angeles à Vancouver, en passant par Boston, treize joueurs passés par le Stadium et un défenseur toujours sous contrat violet portent les couleurs de dix sélections différentes à la Coupe du monde 2026. Certains ont déjà rangé leurs crampons, un autre joue gros ce soir, et deux Toulousains rêvent encore de la finale du 19 juillet.
Koné et Rabiot, à un pas du dernier carré avec les Bleus
Dans cette liste, Manu Koné et Adrien Rabiot restent les deux noms les plus en vue, puisque l’équipe de France s’apprête à disputer une demi-finale. Arrivé au centre de formation toulousain en 2016 avant de filer vers l’Allemagne puis l’Italie, Koné dispute ici son tout premier Mondial, quand Rabiot avait porté le maillot violet en 2013 le temps d’un prêt venu du Paris Saint-Germain. Les Bleus ont balayé la Suède (3-0) puis le Paraguay (1-0) avant d’écarter le Maroc (2-0) à Boston, un scénario qui a opposé Koné et Rabiot à deux autres anciens du TFC.
Diop et Adli, la révélation marocaine stoppée net par la France
Car ce sont bien deux anciens Toulousains, Issa Diop et Amine Adli, qui portaient une partie des espoirs marocains ce jeudi-là. Natif de Toulouse et ancien capitaine du club avant son transfert à West Ham en 2018, Diop a longtemps été annoncé chez les Bleus avant de choisir le Maroc en mars dernier et de s’imposer titulaire chez les Lions de l’Atlas. Son but égalisateur inscrit de la tête en toute fin de match face aux Pays-Bas, en seizièmes de finale, lui avait valu le titre d’homme du match.
Formé lui aussi à Toulouse avant de filer à Leverkusen puis Bournemouth, Adli complétait l’attaque marocaine. Le conte de fées s’est arrêté en quart de finale, battu 2-0 par une équipe de France solide sans être flamboyante.
Ce vendredi soir, Dodi Lukébakio joue son quart de finale à Los Angeles
L’histoire de Dodi Lukébakio avec Toulouse tient presque de l’anecdote, puisque l’attaquant belge, prêté au club en 2016, n’a jamais pu fouler la pelouse du Stadium faute de papiers d’identité en règle. Il aura fallu une convocation avec la RD Congo pour débloquer administrativement son dossier, avant qu’il n’opte finalement pour la Belgique.
Aujourd’hui à Benfica, Lukébakio traverse un Mondial abouti avec les Diables Rouges, auteurs d’une démonstration collective (4-1) contre les États-Unis en huitièmes de finale. Ce vendredi 10 juillet, la Belgique affronte l’Espagne à Los Angeles pour une place en demi-finale, face à une Roja qui n’a toujours pas encaissé le moindre but dans ce tournoi.
Côte d’Ivoire et Cap-Vert : deux malédictions brisées
Deux histoires se rejoignent dans cette Coupe du monde, puisqu’elles racontent chacune une première historique. Formé à Toulouse où il fut, à seize ans, le plus jeune gardien titulaire de l’histoire de la Ligue 1, Alban Lafont a rejoint la Côte d’Ivoire l’an dernier après avoir porté le maillot des Espoirs français. Doublure du gardien Yahia Fofana, il côtoie Ibrahim Sangaré, révélé à Toulouse avant de s’envoler vers le PSV Eindhoven puis Nottingham Forest.
Les Éléphants ont validé leur toute première qualification en phase à élimination directe d’un Mondial en battant Curaçao (2-0), avant de tomber avec les honneurs face à la Norvège d’Erling Haaland (2-1) en seizièmes de finale.
Le Cap-Vert a vécu une aventure comparable grâce à Steven Moreira et Logan Costa, deux anciens Violets acteurs de la toute première participation mondiale de l’archipel. Après trois nuls accrochés en poule, dont un partage spectaculaire face à l’Uruguay (2-2), les Requins Bleus ont chuté en seizièmes de finale contre l’Argentine, tenante du titre, au terme d’une résistance qui n’a cédé qu’en prolongation (3-2).
RD Congo, Algérie, Colombie, Panama : les autres trajectoires toulousaines
Quatre autres histoires complètent ce tour du monde version violette. Gardien passé par Toulouse entre 2012 et 2015 avant de traverser plusieurs saisons plus discrètes à Rodez, Lionel Mpasi s’est révélé être l’un des grands artisans de la première victoire de la RD Congo en Coupe du monde, contre l’Ouzbékistan (3-1), avant de multiplier les parades XXL face à l’Angleterre en seizièmes de finale. Battus 2-1 malgré tout, les Léopards ont quitté le tournoi la tête haute.
Passé par le TFC avant de filer à l’Eintracht Francfort, Farès Chaïbi a lui aussi vécu une phase de groupes de haut niveau avec l’Algérie, sortie en seizièmes de finale par une Suisse solide (2-0).
Plus discret, Deiver Machado n’aura pas joué la moindre minute avec la Colombie, resté sur le banc d’un parcours achevé en huitièmes de finale, aux tirs au but, contre cette même Suisse. L’ancien latéral toulousain, aujourd’hui à Nantes, aura tout de même vécu le beau parcours des Cafeteros depuis les tribunes.
Enfin, le Panama de Luis Mejía, gardien prêté à Toulouse à ses débuts, restera dans les annales pour de mauvaises raisons, puisque les Canaleros ont quitté la compétition sans avoir marqué le moindre but en trois matchs de poule, une anomalie statistique unique à cette édition.
McKenzie, le seul Violet en exercice à avoir joué le Mondial
Parmi tous les joueurs cités dans cet article, un seul portait encore le maillot du TFC en Ligue 1 au moment du coup d’envoi : Mark McKenzie. Le défenseur central américain, arrivé à Toulouse en août 2024 en provenance de Genk, a été retenu par le sélectionneur Mauricio Pochettino dans les 26 joueurs de la Team USA pour disputer ce Mondial à domicile. McKenzie n’a disputé qu’une seule rencontre, face à la Turquie lors du dernier match de poule (défaite 2-3), les États-Unis terminant malgré tout premiers de leur groupe. Remplaçant ensuite en seizièmes contre la Bosnie-Herzégovine (2-0), il a vu ses compatriotes s’incliner en huitièmes de finale face aux Diables Rouges de Lukébakio (1-4), bouclant ainsi un cercle inattendu autour de l’ex-prêté toulousain belge.
Le compte n’est donc pas encore soldé pour tout le monde. Entre la demi-finale des Bleus qui se profile et le quart de finale belge programmé ce soir, la ville rose gardera un œil rivé sur ses écrans jusqu’au bout du mois, avec l’espoir discret de voir au moins un maillot passé par le Stadium soulever le trophée le 19 juillet à New York.












