Encore peu connue du grand public, la cuisine yakiniku permet de faire griller directement à table de fines tranches de viande sur un barbecue au charbon de bois. Cette nouvelle adresse toulousaine propose ce concept avec du bœuf wagyu, mais aussi une carte largement consacrée aux classiques japonais. Une expérience conviviale et ludique, servie dans une salle équipée de barbecues individuels et de hottes, qui réserve de belles surprises dans l’assiette mais peut aussi faire grimper rapidement l’addition.
Soyons précis, il s’agit du seul yakiniku-ya à Toulouse. Le yakiniku étant une méthode japonaise de cuisson des viandes et autres ingrédients au charbon de bois principalement ; le yakiniku-ya, le restaurant où l’on déguste des mets préparés de cette façon. Même si certains lui confèrent une origine coréenne, elle semble bien japonaise. On retrouve toutefois beaucoup de similitudes entre les « barbecues » coréen et japonais. Nous avons d’ailleurs eu du kimchi en accompagnement, spécialité pour le coup bien coréenne.
En tout cas, Wagyuya est le premier restaurant de ce type à Toulouse et on peut comprendre pourquoi lorsque l’on voit toutes les tables équipées de barbecues indépendants, tous surmontés de hottes. Pas facile à mettre en place tout ça, il faut des volumes, certainement un système énorme de ventilation au-dessus du plafond, bref, beaucoup de complications pour pouvoir permettre aux Toulousains de s’initier à cette cuisine.

Takoyakis, chawanmushis, gyozas, udons et wagyus
On mange quoi chez Wagyuya ? Du barbecue, pardi, mais pas seulement ! Niveau entrées, on retrouve quelques grands classiques japonais que l’on ne trouve pas partout, tels que les takoyaki (9 €), ces délicieuses boulettes crousti-fondantes de poulpe avec sauce takoyaki et mayonnaise. Le chawanmushi (8 €), le flan salé japonais cuit à la vapeur, soyeux et très onctueux ou l’agedashi tofu (tofu frit soyeux dans un bouillon dashi à 9 €) sont également présents à la carte.
Plus commun, on retrouve les gyozas (10 €), ici au bœuf wagyu, le poulet karaage (9 €) et la salade de saumon (14 €). Plus répandus eux aussi, les rolls de bœuf (26 €) ou de saumon et anguille (23 €) viennent compléter l’offre des entrées. Ensuite, deux bentos plutôt complets sont proposés en version classique à 19 € ou royal à 26 €.

On passe aux bols et udons (grosses nouilles) traditionnels à des prix allant de 20 € pour la version végé à 32 € pour aller taquiner le wagyu, ce bœuf japonais exceptionnel spécialité de la maison. Petit coup de cœur pour le unadon, du riz japonais surmonté d’anguille grillée sauce kabayaki, omelette et gingembre mariné, un délire de gourmandise annoncé. Les versions riz et udon au wagyu nous ont également provoqué un léchage de babines mais ce sera pour plus tard.
Les sets de grillade sont tous accompagnés de riz, soupe wagyu, kimchi, légumes et salades. Ce n’est pas cadeau, puisqu’on commence à 29 € pour 220-250 g de viandes, 60 g de bœuf Black Angus, 60 g de cochon ibérique et 100-120 g de poulet, c’est l’assiette « mixed grill ». Plusieurs autres propositions sont comprises entre 34 € et 69 € pour la « wagyuya royal ». Petite précision qui a son importance, tout y compris les sauces, est fait maison, un vrai plus. À table !
Place à la dégustation
Force est de constater que les gyozas et takoyakis sont délicieux, les rolls par contre, trop « umami » : bourratifs et flingueurs de papilles. 26 balles quand même, pour du wagyu tout fin posé dessus, ça pique un peu. Concernant le barbecue, il y a du bien et du moins bien : les accompagnements type bouillon ou kimchi et salade sont très sympas, le côté ludique du barbecue est indéniable, le goût de la viande grillée en bouche est top et le wagyu délicieux. Mais à 34 € pour la wagyu expérience c’est quand même un peu chiche, les tranches de viandes étant fines comme du papier à cigarette. Donc une expérience plutôt sympathique à nuancer : si l’on ne fait pas attention et que l’on a une grosse faim, l’addition peut très vite s’avérer salée.













