Un automobiliste de 50 ans surpris en excès de vitesse à Toulouse a été condamné, ce jeudi, par le tribunal correctionnel pour recel de vol. La Peugeot 3008 qu’il avait acquise trois jours avant le contrôle, pour « 24 000 euros en liquide », était en fait signalée volée. L’histoire.
Le prévenu est absent. « Problèmes cardiaques », l’excuse son avocate en dégainant un certificat médical. En 2025, cet homme de 50 ans est interpellé alors qu’il circule à vive allure quartier Bellefontaine, à Toulouse. La police passe la Peugeot 3008 au fichier : elle correspond à une voiture volée.
24 000 euros payés en liquide
En garde à vue pour « recel de vol », ce qui lui vaut ce jeudi des poursuites devant le tribunal correctionnel, le quinquagénaire plaide la « bonne foi ». « Défense classique », soupire le procureur. Il assure avoir acquis le véhicule trois jours plus tôt pour 24 000 euros. « Payés en liquide », précise la présidente en compulsant le dossier.
Il explique que deux hommes – dont un Européen – sont venus chez lui sur recommandation d’un intermédiaire. « Ils ont barré la carte grise devant moi et m’ont remis deux clés ». L’origine nébuleuse de la 3008 nimbe la procédure d’un certain mystère. « Elle a depuis été remise à quelqu’un. Une société… », tente d’éclairer Me Eva Woestelandt en défense.
« C’est ça son petit commerce ! »
Le casier de l’automobiliste trop pressé ne plaide pas en sa faveur. Huit mentions, dont deux pour recel et autant pour contrefaçons. Le parquet y décèle un mode de vie. « Il récupère des véhicules volés maquillés et se rend en Algérie, trois ou quatre fois par an pour les revendre. C’est ça, son petit commerce ! ».
« Il a acheté ce véhicule au prix du marché car il n’a pas de voiture et en avait besoin pour aller en Algérie », recadre la défense qui dénonce un « dossier flou » et une procédure dont son client « ressort lésé ». Le tribunal a suivi le parquet en condamnant l’absent à trois mois de prison avec sursis.

















