Entre vélos, trottinettes et piétons, la cohabitation est parfois compliquée rue d’Alsace-Lorraine à Toulouse. Après une expérimentation de piste cyclable abandonnée, la mairie tente désormais de rappeler les règles et cherche des solutions pour améliorer les déplacements sur cet axe très fréquenté.
Quand on parle d’aménagement cyclable et de cohabitation cycles-piétons à Toulouse, il y a un axe qui fait parler de lui. Traversant la ville du nord au sud, sécurisé pour les cyclistes qui ne sont pas à même la route, mais souvent propice aux conflits avec les piétons, nous parlons de la rue d’Alsace-Lorraine. Après une expérimentation de piste cyclable qui n’a finalement pas porté ses fruits, la situation n’y est toujours pas réglée pour les utilisateurs, tandis que la mairie multiplie les moyens de sensibilisation.
Des problèmes de cohabitation
Il suffit de s’y promener à 17 heures, à la sortie du travail, pour comprendre le problème et savoir de quel côté l’on se situe : piéton ou cycliste. Chaque jour, rue d’Alsace-Lorraine, « c’est un danger pour tout le monde », indique Geoffrey, qui emprunte ce chemin quotidiennement. Avec du recul, ce cycliste temporise : « Les vélos, notamment électriques, roulent souvent très vite, ne font pas attention aux piétons et leur rentrent dedans. Les piétons, eux, ne font pas du tout attention quand ils traversent, se décalent au dernier moment. C’est souvent que je vois des engueulades », raconte-t-il.
Pour Sonia, c’est clairement les vélos le problème : « On est prioritaires en tant que piétons, c’est affolant leur vitesse. Celle des trottinettes aussi ».
Une aire piétonne avant tout
Cycliste ou piéton, qui a raison ? Maxime Boyer, élu en charge des vélos et des cheminements piétonniers, rappelle : « Si 4 500 vélos par jour sont recensés sur cet axe, elle reste une aire piétonne, où les piétons, les plus vulnérables, sont totalement prioritaires ».
L’an passé, une expérimentation avait pourtant eu lieu avec « un marquage incitatif » orange au sol, matérialisant une piste cyclable et pouvant laisser penser aux cyclistes qu’ils étaient prioritaires. N’ayant pas porté ses fruits, l’expérimentation a été remplacée par « des campagnes de sensibilisation, pour rappeler les règles », complète l’élu. Des panneaux rappelant la vitesse avaient également été installés. « Maintenant, nous avons un nouveau partenariat avec la Prévention routière, qui fait des opérations sur le terrain. Nous lançons aussi une communication sur les réseaux sociaux, sans oublier la verbalisation ».
Un aménagement inadapté
Mais pour beaucoup, la rue d’Alsace reste inadaptée à une telle cohabitation, avec un aménagement jugé insuffisant. « Il y a des études et analyses pour trouver des alternatives à la rue d’Alsace, vers des rues immédiates ou des alternatives plus structurantes. C’est une réflexion qui avance petit à petit », termine l’élu.














