Depuis ce samedi 4 juillet, la ligne T1 du tramway toulousain est entièrement interrompue pour permettre des travaux liés à la future ligne Aéroport. Pendant neuf jours, les voyageurs doivent emprunter des bus-relais, moins fréquents et à la capacité plus limitée que les rames habituelles. Dès les premiers jours, les temps d’attente rallongés et les bus rapidement saturés mettent à l’épreuve les usagers, partagés entre compréhension face à un chantier jugé nécessaire et agacement devant des trajets plus compliqués. Reportage à la rencontre des passagers.
C’est une mise à l’arrêt qui ne passe pas inaperçue… Depuis ce samedi 4 juillet, la ligne T1 du tramway toulousain est entièrement interrompue pour une durée de neuf jours. Une suspension nécessaire afin de permettre des travaux liés à la future ligne Aéroport. Si des bus relais ont été mis en place, la solution ne convainc pas tous les usagers, notamment aux heures de pointe.
Des Toulousains compréhensifs… et d’autres beaucoup moins
Les vacances scolaires ont commencé, mais pas pour les milliers de salariés toulousains qui empruntent chaque jour le tramway. Avec l’interruption de la ligne T1, ils n’ont désormais d’autre choix que d’emprunter le bus relais T1’, qui circule toutes les 15 minutes. Une fréquence moins élevée que celle du tram, avec une capacité d’accueil également plus limitée. Une différence que les usagers ont vite remarquée…
Ce lundi soir, à la sortie des bureaux, les voyageurs affluent à l’arrêt de bus des Arènes. Sous une chaleur écrasante, certains s’impatientent, tandis que d’autres tentent de se rafraîchir comme ils le peuvent. « C’est vrai que ce n’est pas pratique. On attend plus longtemps et on est serrés comme des sardines. Au moins, il y a la climatisation, mais on s’en serait bien passés », souffle Hugo.
À l’inverse, Sarah préfère relativiser : « On va s’adapter. Ce sont les premiers jours, il faut le temps de prendre ses marques. Et puis ce n’est pas pour très longtemps. »
Yves, lui, ne décolère pas. Pour ce quinquagénaire, le calendrier des travaux est difficile à comprendre. « Ils ne pouvaient pas faire ça en plein mois d’août, quand il y a moins de monde à Toulouse ? Là, je dois partir une demi-heure plus tôt de chez moi pour être sûr d’arriver à l’heure et espérer avoir une place dans le bus. »
Certains découvrent encore l’interruption
Malgré la communication de Tisséo, tous les usagers n’étaient pas informés. À l’arrêt de tramway – toujours aux Arènes -, quelques voyageurs attendent encore une rame qui ne viendra pas. « Ah, je n’étais pas du tout au courant. Je comprends maintenant pourquoi il n’y a presque personne ici. D’habitude, c’est bondé », raconte Yvette, qui patientait depuis une vingtaine de minutes en pensant à une simple perturbation.

Même surprise pour Sonia : « Ce matin, quand je suis partie au travail, j’ai vu tout le monde se diriger vers les bus. Je n’ai pas compris. Et là, en rentrant, je suis revenue machinalement vers le tram au lieu d’aller directement au bus relais. » En cette fin de journée, les hésitations sont encore nombreuses à la sortie du métro. Certains prennent la direction du quai du tramway avant de faire demi-tour vers les bus. Un nouveau réflexe qu’ils devront adopter jusqu’au 12 juillet.










